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Association pour la promotion de la culture tachawit et la sauvegarde du patrimoine auressien, solidarité avec le peuple

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yennayer

fatihasaouli1.jpgLes Aurès et leur attachement ancestral à la célébration de Yennayer

Dans les villages reculés de l'aures , les populations, les femmes tout particulièrement, restent fermement attachées à la célébration de Yennayer, nouvel an amaziɣ, en signe de fidélité aux traditions héritées de leurs aïeux, depuis des temps immémoriaux. Dans tout les villages et bien d'autres localités, les auréssiennes replongent avec plaisir, en cette période de l'année, dans les pratiques reçues de leurs mères et grand-mères, comme le changement des trois pierres noires du kanoun (ingan) par trois nouvelles pierres lesquelles ne seront remplacées que l'année suivante. 
La préparation du traditionnel plat de "chekhchoukha" garni de viande ovine. Ce mets, succulent au demeurant, sera consommé exclusivement par les femmes, ce qui confère toute sa particularité à cette coutume chaouie. Certaines femmes préparent également, pour la circonstance, le plat de ''IRECHMEN confectionné à base de blé dur, bouilli d'abord dans de l'eau puis mélangé à du beurre de ferme et à du miel de montagne, au plus grand plaisir des papilles des amateurs de pâtisseries traditionnelle dont la qualité "bio" est avérée. Une autre pratique attachée au cérémonial du nouvel an berbère, dans les aures consiste à de nouveaux tapis et couvertures sont tissés pour la circonstance, tandis que l’intérieur de la demeure est badigeonné pour accueillir le nouvel an dans la gaieté et souhaiter qu’il soit de bon augure. Durant la nuit du nouvel an, les ménagères prennent aussi soin de préparer des plats copieux en quantités suffisantes pour tous les membres de la famille et même pour d'inattendus invités, en signe de "baraka" et pour que l'année que l'on s'apprête à accueillir soit une année gorgée de bonheur. Gare toutefois à la femme qui "ose" prêter un quelconque objet de ménage durant la fête de Yennayer, car ce serait-là le présage d’une année de disette et de pauvreté pour sa famille. L’esprit d’entraide est ancré dans chaque famille aurésienne, c’est-là une évidence, mais "pas touche à mes ustensiles" dans le sillage du nouvel an !. Une autre tradition encore très vivace dans la région des Aurès est la réunion des femmes de la famille chez l'une d'entre elles pour parer une petite fille de ses plus beaux atours, la couvrir de bijoux et l'emmener visiter les proches. 
Au premier matin de la nouvelle année, qui est chez nous le 14janvier les ménagères frottent des herbes vertes sur les bouches des outres avant de les remplir d'eau, en présage d'une saison agricole féconde. Une autre habitude veut que durant la même matinée on renverse une pierre en granit, que l’on appelle "tichekkafine", afin d'interpréter ce que l'on trouve en-dessous. Si c’est une colonie de fourmis, ce sera le signe d’une reproduction abondante du bétail, si "l’on tombe sur de plus gros insectes, c'est qu'on va devenir propriétaire d'un troupeau de bovins", si c'est un trou que cachait "tichekkafine" cela voudrait dire que l'on obtiendra une récolte si profuse qu'on aura à prévoir plusieurs "matmours" (système de stockage souterrain des céréales) pour la conserver. 
La dimension symbolique de Yennayer puise essentiellement ses sources du profond lien existant entre l'homme et la nature. La symbolique de Yennayer est un sujet “très vaste” du fait qu'elle était présente dans les sociétés primitives, affirmant que les rites de cette fête se croisent avec la dimension agricole au vue de “la sacralité” de la terre pour l'homme. Les populations des aures, en véritables gardiennes des traditions, continuent à perpétuer cette tradition ancestrale, même si parfois elles se limitent uniquement au repas partagé qui continue d’être respecté.
Des traditions pouvant paraître ingénues, qui font sans doute sourire aujourd’hui, mais qui disent toute la richesse et la diversité du patrimoine authentique de l’Algérie profonde..

Les Aurès et leur attachement ancestral à la célébration de Yennayer
Dans les villages reculés de l'aures , les populations, les femmes tout particulièrement, restent fermement attachées à la célébration de Yennayer, nouvel an amaziɣ, en signe de fidélité aux traditions héritées de leurs aïeux, depuis des temps immémoriaux. Dans tout les villages et bien d'autres localités, les auréssiennes replongent avec plaisir, en cette période de l'année, dans les pratiques reçues de leurs mères et grand-mères, comme le changement des trois pierres noires du kanoun (ingan) par trois nouvelles pierres lesquelles ne seront remplacées que l'année suivante. 
La préparation du traditionnel plat de "chekhchoukha" garni de viande ovine. Ce mets, succulent au demeurant, sera consommé exclusivement par les femmes, ce qui confère toute sa particularité à cette coutume chaouie. Certaines femmes préparent également, pour la circonstance, le plat de ''IRECHMEN confectionné à base de blé dur, bouilli d'abord dans de l'eau puis mélangé à du beurre de ferme et à du miel de montagne, au plus grand plaisir des papilles des amateurs de pâtisseries traditionnelle dont la qualité "bio" est avérée. Une autre pratique attachée au cérémonial du nouvel an berbère, dans les aures consiste à de nouveaux tapis et couvertures sont tissés pour la circonstance, tandis que l’intérieur de la demeure est badigeonné pour accueillir le nouvel an dans la gaieté et souhaiter qu’il soit de bon augure. Durant la nuit du nouvel an, les ménagères prennent aussi soin de préparer des plats copieux en quantités suffisantes pour tous les membres de la famille et même pour d'inattendus invités, en signe de "baraka" et pour que l'année que l'on s'apprête à accueillir soit une année gorgée de bonheur. Gare toutefois à la femme qui "ose" prêter un quelconque objet de ménage durant la fête de Yennayer, car ce serait-là le présage d’une année de disette et de pauvreté pour sa famille. L’esprit d’entraide est ancré dans chaque famille aurésienne, c’est-là une évidence, mais "pas touche à mes ustensiles" dans le sillage du nouvel an !. Une autre tradition encore très vivace dans la région des Aurès est la réunion des femmes de la famille chez l'une d'entre elles pour parer une petite fille de ses plus beaux atours, la couvrir de bijoux et l'emmener visiter les proches. 
Au premier matin de la nouvelle année, qui est chez nous le 14janvier les ménagères frottent des herbes vertes sur les bouches des outres avant de les remplir d'eau, en présage d'une saison agricole féconde. Une autre habitude veut que durant la même matinée on renverse une pierre en granit, que l’on appelle "tichekkafine", afin d'interpréter ce que l'on trouve en-dessous. Si c’est une colonie de fourmis, ce sera le signe d’une reproduction abondante du bétail, si "l’on tombe sur de plus gros insectes, c'est qu'on va devenir propriétaire d'un troupeau de bovins", si c'est un trou que cachait "tichekkafine" cela voudrait dire que l'on obtiendra une récolte si profuse qu'on aura à prévoir plusieurs "matmours" (système de stockage souterrain des céréales) pour la conserver. 
La dimension symbolique de Yennayer puise essentiellement ses sources du profond lien existant entre l'homme et la nature. La symbolique de Yennayer est un sujet “très vaste” du fait qu'elle était présente dans les sociétés primitives, affirmant que les rites de cette fête se croisent avec la dimension agricole au vue de “la sacralité” de la terre pour l'homme. Les populations des aures, en véritables gardiennes des traditions, continuent à perpétuer cette tradition ancestrale, même si parfois elles se limitent uniquement au repas partagé qui continue d’être respecté.
Des traditions pouvant paraître ingénues, qui font sans doute sourire aujourd’hui, mais qui disent toute la richesse et la diversité du patrimoine authentique de l’Algérie profonde..

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