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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 07:01
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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 06:59
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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 06:53
link    Créé en 1992 par quatre frères ferrah , rabah ferrah , yazid ferrah , hichem ferrah ,mohsen ferrah et Aziz rabia et zven, au parcours électrique . ithrene a développé un style propre a lui , ou les textes en berbère « chaoui » et en arabe aussi , a une énergie scénique intense en font , un groupe très présent sur la scène rock , jazz ,blues, tradition locale « algérienne » Alger , Annaba Bejaia tizi, oum el bouaghi ,oran ,,,, , ithrene a déjà enregistrer 02 albums ,,,,, fin 2006 , ithrene prépare la prochaine sortie de son troisièmes albums... merci pour la visite
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 07:13

Fleuron du patrimoine national et universel par Mohand Akli Ikherbane (*)

 

Cette cité antique qui n'a pas volé son nom (1), ce fleuron du patrimoine national et universel, il faut beaucoup de temps pour y parvenir ; mais une fois au milieu de ses pierres et de son silence, on oublie vite la fatigue devant tant de beauté, devant ces espaces de haute culture antique invitant à la convivialité et au ressourcement.

Djemila a résisté à tous les avatars en traversant l'histoire sans trop de déchirures : la beauté a su y garder son charme sans se voiler, paradoxe et mystère de cette ville enchanteresse où la vie ignore la mort, tout comme la paix nargue la guerre.

Djemila est toujours là sur son éperon rocheux, avec une distribution de volumes architecturaux où le cœur a eu raison de la rudesse et de la monotonie du style romain (quadrillage en échiquier) caractérisant les autres villes, avec " sa mer " sur ses mosaïques, ses dieux sur les stèles, l'odeur de l'encens sur les autels. Ici, le mot déchéance n'a pas droit de cité, sauf peut-être pour ceux qui n'ont rien compris aux miracles des civilisations.
Incrustée dans un site d'une beauté insoupçonnée, l'antique Cuicul apparaît subitement aux visiteurs soulagés de l'avoir enfin atteinte, après un long chemin en lacets attisant la curiosité. Enveloppée d'une douceur sans apparat, elle s'avère pourtant d'un attrait irrésistible au milieu des collines qui l'auréolent de leur charme.
Bâtie sur un sol accidenté, Djemila est l'une des plus importantes cités romaine dès la fin du IIème siècle après JC, sous le règne de l'Empereur Nerva (96-98). A l'instar des autres colonies africaines révélées à la postérité par des fouilles de l'époque coloniale (1910-1957), Cuicul se caractérise par une relative cohésion chronologique et monumentale aussi révélatrice que variée, du moins après les nombreuses restaurations, ainsi que par un faste ostentatoire, décelable sur les mosaïques et les textes épigraphiques.


La colonie de Cuicul, sentinelle romaine au cœur d'un massif montagneux, entre Sétif et Constantine, est construite autour d'un forum entouré d'édifices publics tels que la curie municipale (assemblée des décurions), le capitole (temple réservé à la triade capitoline : Jupiter, Junon et Minerve), la basilique judiciaire pour la justice et les transactions boursières et le marché des frères Cosinius avec ses dix-huit boutiques. Aux logis modestes, qui durent être au début ceux des vétérans, succèdent des demeures beaucoup plus spacieuses et confortables avec toutes les commodités (fontaines, salles de réception, bains, latrines privées, etc...), ornées de merveilleux pavements en mosaïque historiée ou purement ornementale, desquelles furent inspirés les noms de ces demeures. De part et d'autre de ces maisons dites du quartier central (maison d'Europe, maison d'Amphitrite, maison de " l'âne vainqueur ", maison de Castorius, etc...) édifiées sur les deux rives du grand axe routier à portiques, sont bâtis d'autres locaux, essentiellement artisanaux, dont un grenier à blé, tous inclus dans un périmètre délimité par une enceinte polygonale. Bien évidemment, ces différentes constructions ont subi des remaniements divers au fil des temps sur le plan architectonique aussi bien qu'ornemental.

 

Le règne des Antonins (96-192) et celui des Sévères (192-235) furent, pour Djemila, les plus heureux de l'Antiquité. C'est durant ces règnes que Cuicul s'enrichit et se développa, ainsi que l'attestent les édifices évoqués. Tels que nous les voyons aujourd'hui, partiellement et souvent arbitrairement restaurés, ils dateraient, au moins en partie, de la seconde moitié du IIème siècle et auraient subi des remaniements importants à l'époque chrétienne. C'est donc dès cette période (fin du IIème, début du IIIème siècle) que l'espace manqua à l'intérieur du périmètre initial qui fut rapidement débordé.
Les habitants de Cuicul, dont le nombre devait être considérable, s'offraient le luxe d'un théâtre pouvant contenir jusqu'à 3.000 places, construit vers 160. Vingt- cinq ans après, sous le règne de Commode, un bel établissement de thermes d'environ 2.600 m2 était édifié à environ 200 m de la porte-sud, sur le prolongement du grand Cardo (2), tout comme une belle et complexe demeure comportant une grande salle à abside dite " maison de Bacchus " du nom de la plus ancienne mosaïque retrouvée à Djemila, représentant la légende de Dionysos, dieu du vin, de la vigne et du délire mystique. Ainsi, tout un faubourg méridional s'édifia peu à peu, repoussant le centre d'activité urbaine vers le sud.


Cette extension continue eut pour conséquence, dans le premier tiers du IIIème siècle, l'aménagement d'une grande esplanade publique de 3.200 m2 (dite à tort forum novum), dallée comme le vieux forum. Cette vaste place est mise en valeur par deux grands monuments datant l'ensemble : le premier est l'arc de Caracalla construit en 216, ainsi que l'atteste l'inscription honorifique sur le haut de l'entablement, et qui a failli être transporté vers Paris en 1840 par le Duc d'Orléans, commandant du corps expéditionnaire français. Le deuxième monument qui attire l'attention et qui donne un aspect particulier à toute la ville est le temple de la Gens Septimia, édifié en 229 sous les ordres d'Alexandre Sévère, divinisant l'Empereur Septime Sévère et sa femme Julia Domna. Une fontaine monumentale, un marché aux étoffes, un petit temple remanié et une autre basilique judiciaire du IVème siècle, édifiée sur les décombres du temple de Saturne, ainsi qu'une maison achèvent d'encadrer la place bordée de portiques et d'arcades.



La période chrétienne a laissé des monuments d'un intérêt capital. L'officialisation du culte à partir de 313 a donné naissance à un autre essor architectural que même l'austérité chrétienne n'a pu atténuer. Ainsi en est-il de deux églises à cryptes, toute pavées de mosaïques, d'une partie de la chapelle d'initiation au baptême, d'un vaste ensemble de locaux qui ont dû servir au logement du clergé et peut-être même aux dévots qui venaient en pèlerinage et enfin, d'un baptistère complètement restauré en 1922.

Cuicul traversa donc le IVème et le Vème siècle, vraisemblablement sans trop ressentir la dureté générale des temps caractérisant le Bas-Empire avec son lot de persécutions. Le schisme donatiste avait sans doute ses adeptes, puisque bien que foncièrement africain et religieux, il avait pour leitmotiv un programme de révolution sociale refusant toute immixtion de l'Empereur dans les affaires de l'Eglise. Cuicul donatiste ? Il n'y a rien de saillant pour l'affirmer. Mais cette cité de la Numidie n'a sans doute pas échappé aux persécutions, tantôt anti-païennes dues au zèle iconoclaste des chrétiens, tantôt aux attaques de l'Eglise officielle dont saint Augustin fut un des représentants les plus en vue.


 

Dans ce contexte, l'inscription sur la mosaïque trouvée dans le chœur de la basilique du Vème siècle, à la mémoire de son fondateur Cresconius, évoque les justes des générations précédentes, autrement dit les martyrs. Les fouilles effectuées dans la basilique cimetériale à crypte et à abside, dans le quartier ouest de l'ancienne ville, révèlent des sépultures à l'intérieur même de l'édifice. Elles évoquent, sous réserve, l'appartenance de cette église à la secte dissidente des Donatistes, de connivence avec les Berbères des montagnes qui brûlèrent toute la ville, hormis le quartier ouest.

Fortement touchée par le séisme de 419 et la peste qui s'ensuivit, la ville fondée à la fin du premier siècle a disparu vers le VIème dans des conditions très floues. Elle semble avoir été systématiquement pillée puis détruite. Des documents épigraphiques attestent que jusqu'à la décadence de l'Empire d'Occident, en 476, Cuicul était resté sous l'autorité de Rome. L'élan dévastateur des Vandales, à compter de 429, semble l'avoir épargnée car d'une part, les nombreuses mosaïques datant pour la plupart de cette époque dénotent plutôt un regain d'activité à l'abri des troubles, d'autre part, à leur arrivée, la ville appartenait déjà à l'Empire byzantin installé depuis 533. Elle échappa donc et aux Vandales et aux royaumes berbères qui contrôlaient le reste de l'Afrique du Nord.

 


Les archives ecclésiastiques attestent qu'au concile de Constantinople, convoqué par l'Empereur Justinien en 533, un évêque du nom de Cresconius représenta la communauté catholique de Cuicul, mais on ignore le nom de son antagoniste donatiste.
Après cette date, nous n'avons rien d'arrêté sur le plan archéologique pour prouver la continuité ou la permanence humaine sur le site, hormis peut-être quelques mosaïques de la maison de Bacchus, échappant à toute datation classique, des lampes locales semblables à celles retrouvées à la Kalaâ des Béni Hammad et la présence d'un marabout implanté à l'emplacement du forum antique avant les fouilles de 1910. Tout autour s'étendait une nécropole et de modestes habitations. Une tradition d'habitat s'était-elle maintenue pendant assez longtemps après le 6ème siècle ?
A l'évidence, le site de Djemila peut encore révéler des richesses inattendues, pour peu qu'on l'interroge avec une nouvelle problématique.

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 06:48
TIMGAD
Carnet de route


Carnet de route par Abdelkrim Djilali journaliste
Ali Guerbabi est le chef de la circonscription archéologique de Batna, archéologue,
Timgad, c'est sa passion et son chemin de croix, l'enjeu de batailles homériques
contre la bêtise et l'ignorance et le mépris des lois qui sont sensées protéger le patrimoine archéologique.
Si ce n'était son infatigable entêtement, il y a bien longtemps
que tout aurait été décimé.
Les convoitises sont encore là, aux aguets.
Pourtant Timgad est classée "Patrimoine Mondial de l'Humanité".


"Elle a exactement 19 siècles et un an", précise M. Guerbabi qui nous guide dans une
visite émouvante, pathétique pour tout dire.
Visite du musée, fermé ces dernières années en raison des pillages que la situation sécuritaire à facilité.
A ses détracteurs M. Guerbabi répond, " je suis là pour conserver et non pour dilapider".
Il a vraiment de la peine quand il nous montre les murs gonflés par les infiltrations d'eau.
Peine partagée pour les spectaculaires mosaïques travaillées, elles aussi, par l'usure.
Des oeuvres d'exception, taillées tesselle par tesselle, par des artistes mosaïstes numides qui,
au coeur de l'art romain, ont produit leurs propres thèmes.
Des pièces uniques, délicates, exubérantes aux motifs géométriques harmonieux.
Parmi les plus célèbres, Neptune conduisant son char, Venus chevauchant un centaure marin,
Diane surprise au bain par Actéon.

 

Urgence signalée de les restaurer! Sinon, le musée regorge d'autres pièces de valeur,
sculptures, bas-reliefs, stèles, céramiques, poteries, bronzes, monnaies, fibules, verreries.
M. Guerbabi tremble un peu, ému quand il parle de ses ruines.
Le vent se lève, il se dissimule derrière une colonne pour rallumer sa pipe, avale sa salive et sa
rage mais poursuit la visite.
Nous entrons dans Thamugadi, comme on entre dans un lieu sacré.
Une curieuse impression vous assaille, presque l'envie d'enlever ses chaussures et de marcher pieds
nus sur ces rues dallées.

Une ville entière au quadrillage régulier, "d'une rigueur exceptionnelle" s'ouvre devant vous,
intacte ou presque, on la dirait coupée à ras, une cité africaine sans ses toits, une ville à part
entière avec une séquence en moins.
Le ciel est nu sur le Cardo et le decumanus, sur le théâtre creusé dans la colline, sur l'imposant Arc
de Trajan, les thermes du sud et cette fameuse bibliothèque richement décorée,
la nécropole, le forum, le capitole et de nombreuses églises qui attestent que
Timgad à été un important centre chrétien au troisième siècle. Fondée en l'an 100
après J-C sous le règne de l'Empereur Trajan, Timgad est d'une étonnante richesse
culturelle, exception culturelle, si l'on peut dire, puisque dans le corps même de
l'art romain, les artistes numides vont irriguer de leur sève et de leur étonnante vitalité des thèmes et des formes uniques, inédites dans le monde romain. Construite face au désert et contre le désert, Timgad est un rêve entêté ou plutôt un mirage dont on ne sait jamais si on y entre ou on sort. Timgad est, à l'origine du trouble, exactement entre deux mondes.

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 06:35
Le paysage de la vallée du M'Zab, créé au Xe siècle par les Ibadites autour de leurs cinq ksour, ou villages fortifiés, semble être resté intact. Simple, fonctionnelle et parfaitement adaptée à l'environnement, l'architecture du M'Zab a été conçue pour la vie en communauté, tout en respectant les structures familiales. C'est une source d'inspiration pour les urbanistes d'aujourd'hui.
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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 06:34
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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 06:29
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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 06:21

Appel du Comité pour la défense du Parc de La Calle

"Malgré la promesse ferme du Gouvernement par la voix de son Ministre des Travaux Publics en date du 04 juillet 2007, une armada de gros engins de travaux publics vient de franchir les limites du Parc National d’El Kala.
Depuis bientôt un mois, ces mastodontes défrichent et nivellent activement l’assiette du tronçon de l’autoroute Est-Ouest qui doit traverser cette partie du territoire national classée aire protégée depuis 1983 en raison de l’inestimable patrimoine naturel qu’elle abrite"


Il faut savoir que la même autoroute a commencé il y a des années-- et continue-- à faire des ravages dans ces archives du sol que sont les vestiges archéologiques à travers l'Algérie entière et pas seulement dans la région de La Calle. Des milliers de sites historiques de toutes les époques sont ainsi détruits, pour toujours, dans l'indifférence générale et malgré une batterie de lois censées protéger le patrimoine archéologique.

 

Remarque :  Cette même autoroute est-ouest anéantit sur toute la longueur du pays, et pas seulement dans la région de La Calle, les milliers d'archives du sol que sont les vestiges archéologiques sans que personne ne s'émeuve!  Malheureusement, il n'y a pas dans le milieu des archéologues et autres spécialistes du Patrimoine de conscience ou de mobilisation comparables à celle du comité "Parc National d'El Kala". Quant à moi, je me contente d'aboyer sur mes sites et blog, et la caravane des monstres mécaniques destructeurs passent...... 

 

J'aurais pu répondre à vos questions si le ministère de la Culture avait imposé la présence d'une équipe d'archéologues (dont je suis) sur le tracé de cette autoroute. Si j'attire votre attention, c'est justement parce que le massacre accompagne les chantiers de cette maudite autoroute sur tout son tracé! Dites-moi quand et comment nous pourrions nous rencontrer. Si l'un d'entre vous est libre aujourd'hui à 18h, je suis invitée par le Rotary d'ALger à donner une conférence à l'Aurassi; venez, vous pourriez vous faire une idée de l'étendue du désastre. En tout cas, merci d'avoir répondu.

 

Parc national d’El Kala / Autoroute Est-ouest
Pour mieux comprendre le problème et éviter des confusions

Les travaux pour la réalisation du tronçon d’autoroute d’une vingtaine de Km (17,5 km) qui traversent le parc national d’El Kala ont été lancés et sont bien avancés. Pour l’instant il s’agit des travaux de défrichement et de terrassement de l’assiette de l’autoroute qui a une emprise de 120 m de large.
Le parc national d’El Kala (PNEK) est un territoire classé de près 80 000 hectares (800 km²). C’est une institution de l’Etat algérien créée par le décret n° 83-458. Elle a pour but de protéger le patrimoine naturel qu’il renferme. Ce dernier est considéré comme exceptionnel et d’importance internationale pour les raisons suivantes :
     Contrairement aux parcs nationaux des autres régions de la planète comme c’est le cas aux USA, au canada, en Europe ou sous les tropiques qui concernent plutôt de grande unités écologiques homogènes,
c’est une mosaïque de milieux divers et variés sur un territoire relativement peu étendu. Autrement dit, on traverse plusieurs écosystèmes originaux en parcourant seulement quelques kilomètres. On en a identifié une vingtaine pour l’instant. Les recherches se poursuivent tant bien que mal….
     Le parc national d’El Kala, avec le nombre d’espèces végétales (1264 espèces soit 32% de la flore nationale) et animales (878 espèces) qu’il abrite, classées rares, très rares ou rarissimes selon les standards mondiaux (CITES et UICN) et les listes algériennes (loi et décrets),
est un réservoir de la biodiversité de la région méditerranéenne elle-même considérée comme un cas à part à la surface de la planète pour être de faible étendue mais l’origine des principales espèces cultivées aujourd’hui pour l’alimentation et la santé de l’humanité.
    A l’échelle régionale, il se distingue par
la juxtaposition sur quelques Km de milieux naturels qui appartiennent à des régions géographiques aujourd’hui très éloignées les unes des autres : la région semi aride de l’Afrique du nord et la région de l’humide du nord de l’Europe (aulnaies et tourbières). Ainsi on rencontre des paysages qui contrastent avec le reste du Maghreb.
     A l’échelle régionale encore, et avec ses nombreuses zones humides (lacs, étangs, marécages, sols détrempés, aulnaies…) il offre des sites d’hivernage mais aussi de nidification aux oiseaux migrateurs. C’est une étape vitale dans la grande voie de migration ente l’Europe occidentale et l’Afrique. Avec le lac Tonga,
Le parc national d’El Kala renferme la principale zone de nidification d’Afrique du nord pour les oiseaux d’eau dont certains sont en voie de disparition.

La grande diversité biologique d’El Kala, qui se traduit pour le visiteur par ses paysages variés et divers, a été observée depuis fort longtemps. Des écrits arobo-musulmans mais aussi européens l’ont rapporté depuis le XIV siècle. L’aire protégée du parc national d’El Kala ne sera crée elle qu’en 1983 dans le sillage de la prise de conscience universelle de la protection de la nature qui a marqué les années 60 et 70. Les aires et les espaces protégés se sont alors imposés comme l’instrument privilégié d’aménagement du territoire en matière de conservation in situ de la nature. En Algérie les parcs nationaux sont nés avec la première loi sur l’environnement (83-03 du 5 février 1983) dans la déferlante de textes législatifs pour la protection de l’environnement du début des années 80.
Sa mission est clairement définie dans le statut des parcs nationaux (décret n°83-458 du 23 juillet 1983)  entre autres :

La conservation de la faune, de la flore………tout milieu naturel représentant un intérêt

La préservation de ce milieu contre les interventions susceptibles de modifier son aspect, sa composition et son évolution

Le développement d’activités en rapport avec la nature

L’implantation d’une infrastructure touristique dans la zone périphérique

Pour ce faire, des études ont été menées pendant plus de deux ans pour élaborer un document, le schéma directeur d’aménagement aujourd’hui on dirait plan de gestion, qui est en quelque sorte le mode d’emploi que doit suivre le gestionnaire du parc. Ce document a été approuvé par les autorités centrales et ensuite par l’APW d’El Tarf en avril 1986.
Selon la nature du terrain et la distribution des milieux qui sont évalués selon les classifications des différentes espèces qu’on y sont implantées, on affecte une classe de protection à des zones du parc ainsi identifiées. Les statuts des parcs (décret 83-458) en prévoir 5 :

La classe I : dite de Réserve Intégrale où toute intervention est interdite

La classe II : dite Primitive ou Sauvage où est interdite toute construction de route, d’ouvrages qui modifient l’ambiance naturelle

La classe III : dite de Faible Croissance où des transformations peuvent être réglementées

La classe IV : dite Tampon qui sépare les trois premières de la dernière

La classe V : dit Périphérique où sont autorisées toutes formes de construction avec la précision suivante : c’est la seule qui peut être traversée par des routes importante (article 4)

Ce travail abouti à un l’outil de gestion fondamental de l’aire protégée : son zonage

 

Comité pour la Sauvegarde du Parc National d’El-Kala

Communiqué

Malgré la promesse ferme du Gouvernement par la voix du Ministre des Travaux Publics en date

du 04 juillet 2007, une armada de gros engins de travaux publics vient de franchir les limites du

Parc National d’El Kala.

Depuis bientôt un mois, ces mastodontes défrichent et nivellent activement l’assiette du tronçon

de l’autoroute Est-Ouest qui doit traverser cette partie du territoire national classée en aire

protégée depuis 1983 pour l’inestimable patrimoine naturel qu’elle abrite.

En dépit de l’article 4 du Décret Présidentiel N°83-458 du 23/07/83 portant Statut des Parcs

Nationaux qui interdit formellement le passage d’une route importante et des engagements des

pouvoirs publics de sursoir à la réalisation de ce tronçon, les travaux ont été lancés sans même

rechercher d’autres alternatives.

La réalisation de ce tronçon annonce un génocide écologique : 1264 espèces végétales et 878

espèces animales dont, certaines, uniques en méditerranée vivent dans ce parc.

Cette violation de la Loi et des engagements internationaux de l’Algérie porte également un coup

fatal à la seule protection juridique du parc national : son statut. A l’avenir, ce décret présidentiel

ne pourra plus être mis en avant pour sauvegarder ce qui peut l’être encore. C’est la voie ouverte

à toutes les dérives.

Ce n’est pas une fatalité. L’autoroute n’est pas encore construite.

Il faut empêcher cela coûte que coûte !

Sauver le patrimoine naturel du parc, c’est empêcher que son statut ne soit foulé aux pieds.

Nous, citoyennes, citoyens, associations, scientifiques, étudiants, etc. nous nous élevons contre

le massacre de ce fleuron de la nature de notre pays et celui de la biodiversité en Méditerranée.

Dans la pétition que nous adressons (www.sauvonsleparc.org) au Président de la République,

garant de l’application de la Loi, nous demandons l’arrêt immédiat des travaux et la recherche

d’un autre itinéraire comme promis par le Ministre des Travaux publics le 04 juillet 2007 lors de

sa rencontre avec le collectif de scientifiques et de défenseurs de l’environnement.

Nous ne sommes pas contre l’autoroute comme on cherche à le faire croire. Nous voulons à la

fois l’autoroute et l’intégrité du Parc National.

C’est possible ! Il suffit de choisir parmi les tracés proposés, celui qui préserve le Parc en

respectant la Loi.

Une telle décision rehaussera le prestige du pays qui aura su allier la préservation d’une aire

protégée et l’autoroute comme vecteur de développement.

Nous sommes déjà plus de 12 000 signataires de la pétition et la mobilisation se poursuit.

Pour la coordonner et l’amplifier un comité national vient de voir le jour.

Rejoignez-nous sur le site www.sauvonsleparc.org

Contact : contact@sauvonsleparc.org

Le 15 février 2008

 

 

Une aire protégée, selon les concepts de la conservation de la nature qui incluent le développement durable, laborieusement élaborés au fil des ans par la communauté internationale, est un type d’aménagement du territoire et de l’espace qui doit par définition s’étendre au fil de la démonstration et de la prise de conscience. La fragmentation d’une aire protégée est le pire de ce qui peut lui arriver. C’est sa négation. L’autoroute va couper le parc en deux fragments.
On ne pourra pas non plus prétende faire de la conservation de la nature selon les standarts internationaux et participer à cet effort mondial en suivent les règles les plus éventaires.
Nous aurons des parcs nationaux spécifiques, encore, qui n’en porteront que le nom. On rétorque ici que des pays « avancés » ont des autoroutes qui traversent des parcs nationaux. C’est vrai, mais c’est à la lumière de leurs expériences qui datent de 20 ans et plus que partout maintenant on s’y oppose fermement. Il y a 25 ans cela n’aurait certainement pas posé de problème mais c’était avec un autre savoir.
Quand à cette arlésienne d’étude d’impact qui reste incertaine et douteuse tant qu’elle n’ pas subit le filtre de la critique et que l’on brandit comme la caution morale, juridique et scientifique pour faire passer l’autoroute, elle ne se justifie en aucune manière pour le tronçon dans le parc puisque la loi a déjà tranché :
pas d’autoroute dans le parc.

Voilà pourquoi l’autoroute ne doit passer par le parc. Son patrimoine est inestimable pour nous avec tout ce que cela suppose en développement d’activités en rapport avec la nature, dont le tourisme et l’agriculture « verts », mais aussi pour toute l’humanité au titre de réservoir de biodiversité. En le traversant l’autoroute va anéantir la seule et unique Loi qui protège son territoire, sont statut. Après cela, on ne pourra plus rien opposer aux pressions qui se font de plus en plus fortes et menaçantes.


 

Par : Rafik Baba-Ahmed (Ancien directeur du PNEK)

Les caractéristiques du projet :

Linéaire : 1216 Km

Profil en travers : 2x3 voies

Vitesse de base : 100 à 120 Km/h

Nombre d'échangeurs : 60 échangeurs environ (avec option de péage)

Principales villes desservies : El Tarf, Annaba, Constantine, Chelgoum Laîd, Sétif, Bordj Bou Arréridj, Bouira, Alger, Blida, Aîn Defla, Chlef, Relizane, Oran (par une pénétrante), Sidi Bel Abbés, Tlemcen.

Équipements : Aires de repos, stations service, relais routiers et centres d’entretien et d’exploitation de l’autoroute

On peut lire ici ou là qu’il« a été tenu compte

de l’impact de l’autoroute sur

la protection des ressources

en eau souterraines et superficielles,

aux déboisements, à

l’agriculture, les mises en

dépôt, les emprunts et les

effets sur le milieu physique.

Pour le rétablissement systématique

des routes nationales

et des chemins de

wilaya il est prévu la création

d’ouvrages de franchissement

d’autoroute. Pour les

cimetières touchés par l’autoroute,

le déplacement des

tombes se fera dans un site

indiqué par les responsables

de la commune concernée.

Pour le patrimoine culturel et

archéologique, toutes les

mesures nécessaires sont

prévues pour la préservation

de ce potentiel »

 

La réalisation du grand projet de l'autoroute estouest,

longue de plus de 1 200 kilomètres, amorce

enfin, cette année, son véritable démarrage. Il

aura fallu, en effet, que le Président de la

République prenne la décision de le financer sur le

budget de l’Etat pour que la situation se débloque.

Retour sur l'historique d'un projet grandiose qui

dure depuis plus d'une vingtaine d'année et qui ira

à son terme en 2009.

 

Etat récapitulatif du futur réseau autoroutier en Algérie

d'un linéaire estimé à environ 4 500 km

Linéaire

1216 kilomètres

65 kilomètres

140 kilomètres

300 kilomètres

100 kilomètres

1200 kilomètres

1517 kilomètres

4452 kilomètres

Désignation

L'autoroute est-ouest,

La 2° rocade d'Alger

De la 3° rocade plus au Sud d'Alger

De la 4° rocade encore plus au Sud

La liaison autoroutière : le port de Jenjen / les Hauts

Plateaux

La rocade des Hauts Plateaux, liaison Est-ouest,

desservira les agglomérations situées entre la frange

Nord du pays et le désert ;

Les liaisons Nord-Sud au nombre de 8 d'un linéaire

total d'environ 1517 km, appelées pénétrantes relient

notamment l'autoroute est-ouest à la rocade des

Hauts Plateaux

TOTAL

 

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 06:59

« Accepter un poste comme celui-ci, c’est beaucoup de courage, mais j’aurais doublement le courage de le quitter à l’instant où je comprendrais que ce n’est pas véritablement ma place », a déclaré l’écrivain Yasmina Khadra à propos de sa nomination à la tête du Centre culturel algérien, dans un entretien avec le quotidien l’Expression.

« Non, ce n’est pas une promotion, c’est une mission. Car j’étais sur un nuage, et maintenant je suis descendu beaucoup plus bas. Mais je le fais pour les gens qui attendent de moi quelque chose », a-t-il poursuivi.
L’écrivain avoue n’avoir lancé pour l’instant aucun projet : « Je cherche. Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Je suis quelqu’un de très prudent. J’essaie donc de construire d’une manière assez raisonnable les projets que j’ai en tête. J’ai besoin pour cela d’une équipe, et de tous les Algériens. Si on veut transmettre la culture, ce n’est pas le problème d’une personne, c’est le souci de tout un peuple. Donc j’ai besoin de tous les artistes, tous les intellectuels. »
Précisément, à écouter l’écrivain, ces artistes et ces intellectuels ne se bousculent pas devant la porte du Centre culturel algérien. « Il y en a qui viennent, il y en a d’autres qui continuent de considérer tout ce qui est algérien comme quelque chose de suspect. J’espère un jour qu’ils vont s’éveiller à eux-mêmes, parce qu’ils sont vraiment dans le ridicule. »
Yasmina Khadra affirme  que l’Algérie lui inspire un « sentiment de colère » jusqu’à aujourd’hui. « Parce qu’à chaque fois que j’y retourne, je vois que la corruption est montée d’un cran, que la prédation s’accentue. Il y a quand même des espoirs.Il y a des gens qui ont conscience de cette dérive, et qui essaient de réagir d’une manière assez intelligente. Sauf qu’ils manquent de moyens.
(…)  J’aime ce pays, pour le mal qu’il m’inflige, pour les espoirs qu’il suscite en moi. Je sais qu’il suffit d’une présence d’esprit.
Alors, nous sommes en train de traquer cette présence d’esprit. Un déclic, un petit déclic et l’Algérie va repartir.

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