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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 20:15

Prochain voyage solidaire et culturel dans les aurès du 14 avril au 12 mai. Nous allons de nouveau aider les orphelins de t kout. Vos dons sont les bienvenus

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 07:01

fatihasaouli1.jpgLes Aurès et leur attachement ancestral à la célébration de Yennayer

Dans les villages reculés de l'aures , les populations, les femmes tout particulièrement, restent fermement attachées à la célébration de Yennayer, nouvel an amaziɣ, en signe de fidélité aux traditions héritées de leurs aïeux, depuis des temps immémoriaux. Dans tout les villages et bien d'autres localités, les auréssiennes replongent avec plaisir, en cette période de l'année, dans les pratiques reçues de leurs mères et grand-mères, comme le changement des trois pierres noires du kanoun (ingan) par trois nouvelles pierres lesquelles ne seront remplacées que l'année suivante. 
La préparation du traditionnel plat de "chekhchoukha" garni de viande ovine. Ce mets, succulent au demeurant, sera consommé exclusivement par les femmes, ce qui confère toute sa particularité à cette coutume chaouie. Certaines femmes préparent également, pour la circonstance, le plat de ''IRECHMEN confectionné à base de blé dur, bouilli d'abord dans de l'eau puis mélangé à du beurre de ferme et à du miel de montagne, au plus grand plaisir des papilles des amateurs de pâtisseries traditionnelle dont la qualité "bio" est avérée. Une autre pratique attachée au cérémonial du nouvel an berbère, dans les aures consiste à de nouveaux tapis et couvertures sont tissés pour la circonstance, tandis que l’intérieur de la demeure est badigeonné pour accueillir le nouvel an dans la gaieté et souhaiter qu’il soit de bon augure. Durant la nuit du nouvel an, les ménagères prennent aussi soin de préparer des plats copieux en quantités suffisantes pour tous les membres de la famille et même pour d'inattendus invités, en signe de "baraka" et pour que l'année que l'on s'apprête à accueillir soit une année gorgée de bonheur. Gare toutefois à la femme qui "ose" prêter un quelconque objet de ménage durant la fête de Yennayer, car ce serait-là le présage d’une année de disette et de pauvreté pour sa famille. L’esprit d’entraide est ancré dans chaque famille aurésienne, c’est-là une évidence, mais "pas touche à mes ustensiles" dans le sillage du nouvel an !. Une autre tradition encore très vivace dans la région des Aurès est la réunion des femmes de la famille chez l'une d'entre elles pour parer une petite fille de ses plus beaux atours, la couvrir de bijoux et l'emmener visiter les proches. 
Au premier matin de la nouvelle année, qui est chez nous le 14janvier les ménagères frottent des herbes vertes sur les bouches des outres avant de les remplir d'eau, en présage d'une saison agricole féconde. Une autre habitude veut que durant la même matinée on renverse une pierre en granit, que l’on appelle "tichekkafine", afin d'interpréter ce que l'on trouve en-dessous. Si c’est une colonie de fourmis, ce sera le signe d’une reproduction abondante du bétail, si "l’on tombe sur de plus gros insectes, c'est qu'on va devenir propriétaire d'un troupeau de bovins", si c'est un trou que cachait "tichekkafine" cela voudrait dire que l'on obtiendra une récolte si profuse qu'on aura à prévoir plusieurs "matmours" (système de stockage souterrain des céréales) pour la conserver. 
La dimension symbolique de Yennayer puise essentiellement ses sources du profond lien existant entre l'homme et la nature. La symbolique de Yennayer est un sujet “très vaste” du fait qu'elle était présente dans les sociétés primitives, affirmant que les rites de cette fête se croisent avec la dimension agricole au vue de “la sacralité” de la terre pour l'homme. Les populations des aures, en véritables gardiennes des traditions, continuent à perpétuer cette tradition ancestrale, même si parfois elles se limitent uniquement au repas partagé qui continue d’être respecté.
Des traditions pouvant paraître ingénues, qui font sans doute sourire aujourd’hui, mais qui disent toute la richesse et la diversité du patrimoine authentique de l’Algérie profonde..

Les Aurès et leur attachement ancestral à la célébration de Yennayer
Dans les villages reculés de l'aures , les populations, les femmes tout particulièrement, restent fermement attachées à la célébration de Yennayer, nouvel an amaziɣ, en signe de fidélité aux traditions héritées de leurs aïeux, depuis des temps immémoriaux. Dans tout les villages et bien d'autres localités, les auréssiennes replongent avec plaisir, en cette période de l'année, dans les pratiques reçues de leurs mères et grand-mères, comme le changement des trois pierres noires du kanoun (ingan) par trois nouvelles pierres lesquelles ne seront remplacées que l'année suivante. 
La préparation du traditionnel plat de "chekhchoukha" garni de viande ovine. Ce mets, succulent au demeurant, sera consommé exclusivement par les femmes, ce qui confère toute sa particularité à cette coutume chaouie. Certaines femmes préparent également, pour la circonstance, le plat de ''IRECHMEN confectionné à base de blé dur, bouilli d'abord dans de l'eau puis mélangé à du beurre de ferme et à du miel de montagne, au plus grand plaisir des papilles des amateurs de pâtisseries traditionnelle dont la qualité "bio" est avérée. Une autre pratique attachée au cérémonial du nouvel an berbère, dans les aures consiste à de nouveaux tapis et couvertures sont tissés pour la circonstance, tandis que l’intérieur de la demeure est badigeonné pour accueillir le nouvel an dans la gaieté et souhaiter qu’il soit de bon augure. Durant la nuit du nouvel an, les ménagères prennent aussi soin de préparer des plats copieux en quantités suffisantes pour tous les membres de la famille et même pour d'inattendus invités, en signe de "baraka" et pour que l'année que l'on s'apprête à accueillir soit une année gorgée de bonheur. Gare toutefois à la femme qui "ose" prêter un quelconque objet de ménage durant la fête de Yennayer, car ce serait-là le présage d’une année de disette et de pauvreté pour sa famille. L’esprit d’entraide est ancré dans chaque famille aurésienne, c’est-là une évidence, mais "pas touche à mes ustensiles" dans le sillage du nouvel an !. Une autre tradition encore très vivace dans la région des Aurès est la réunion des femmes de la famille chez l'une d'entre elles pour parer une petite fille de ses plus beaux atours, la couvrir de bijoux et l'emmener visiter les proches. 
Au premier matin de la nouvelle année, qui est chez nous le 14janvier les ménagères frottent des herbes vertes sur les bouches des outres avant de les remplir d'eau, en présage d'une saison agricole féconde. Une autre habitude veut que durant la même matinée on renverse une pierre en granit, que l’on appelle "tichekkafine", afin d'interpréter ce que l'on trouve en-dessous. Si c’est une colonie de fourmis, ce sera le signe d’une reproduction abondante du bétail, si "l’on tombe sur de plus gros insectes, c'est qu'on va devenir propriétaire d'un troupeau de bovins", si c'est un trou que cachait "tichekkafine" cela voudrait dire que l'on obtiendra une récolte si profuse qu'on aura à prévoir plusieurs "matmours" (système de stockage souterrain des céréales) pour la conserver. 
La dimension symbolique de Yennayer puise essentiellement ses sources du profond lien existant entre l'homme et la nature. La symbolique de Yennayer est un sujet “très vaste” du fait qu'elle était présente dans les sociétés primitives, affirmant que les rites de cette fête se croisent avec la dimension agricole au vue de “la sacralité” de la terre pour l'homme. Les populations des aures, en véritables gardiennes des traditions, continuent à perpétuer cette tradition ancestrale, même si parfois elles se limitent uniquement au repas partagé qui continue d’être respecté.
Des traditions pouvant paraître ingénues, qui font sans doute sourire aujourd’hui, mais qui disent toute la richesse et la diversité du patrimoine authentique de l’Algérie profonde..

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 06:56

_DSC1354.JPG

Berceau de l'insurrection indépendantiste algérienne, les Aurès semblent à l'abandon. Pourtant, le territoire bénéficie d'un patrimoine naturel hors du commun.

Lundi 1er novembre 1954. L'autocar Berliet GLC qui relie Biskra à Arris, dans le massif des Aurès (est du pays), s'arrête net dans les gorges de Tighanimine, où un barrage a été dressé par un commando de maquisards du Front de libération nationale (FLN). Hadj Sadok, caïd d'un village voisin et ancien capitaine de l'armée française, descend du bus avant d'essuyer une rafale. Guy Monnerot, 23 ans, instituteur, est touché à la poitrine ; sa femme Jeanine, 21 ans, grièvement blessée. Il est 10 heures du matin. L'acte fondateur qui a déclenché la guerre pour l'indépendance de l'Algérie vient de s'achever dans le sang.

Près de soixante ans plus tard, le temps semble s'être figé à Tighanimine (« les roseaux », en berbère). Le site ressemble à un décor de western de Sergio Leone. Le bitume de la route - la seule - qui relie Biskra à Batna, la capitale des Aurès (435 km au sud-est d'Alger), n'a pas été refait depuis des lustres. Sur ce lieu hautement symbolique de l'insurrection de 1954, les autorités ont érigé un monument en forme d'obélisque à la gloire des martyrs de la révolution, qui, selon le FLN, a fait 1,5 million de morts.

C'est au pied de cette stèle, dont le portail en fer demeure éternellement clos, que Mourad, 22 ans, a installé son commerce ambulant, une petite fourgonnette d'occasion payée par son frère 320 000 dinars (environ 3 000 euros). Originaire du village de Taghit, Mourad vend des sandwichs, des boissons chaudes et fraîches, et des cigarettes à l'unité. « En choisissant de m'installer ici, je pensais bien gagner ma vie avec les touristes et les voyageurs qui y font escale, dit-il. Mais la guerre, la révolution, les maquisards, tout cela est vieux et n'intéresse presque plus personne. C'est à peine si j'arrive à gagner 10 000 dinars par mois, un peu plus de la moitié du smig [fixé à 18 000 dinars]. Ici, comme dans presque tous les autres villages alentour, nous sommes des laissés-pour-compte. » 

Bakchich

"À Tkout et dans tous les villages des Aurès, il n'y a pas de travail. Le pire est qu'il n'y a même pas d'espoir d'en trouver."

Mourad a déposé des demandes de subventions à l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (Ansej), mais ses dossiers sont restés dans les tiroirs de l'administration. « Si tu n'as pas de piston ou si tu ne verses pas une tchipa [bakchich] à un responsable à Arris ou à Batna, tu n'obtiens rien, explique le jeune homme. Alors pour chercher du travail les jeunes partent pour Oran, Annaba ou Alger. Nous avons fait la révolution, mais l'indépendance est passée ici sans s'arrêter. »

À Tkout, à 80 km de Batna, ceinturé par une chaîne de montagnes et devenu commune mixte dès 1913, l'État n'a pas investi et les entreprises privées sont inexistantes. Pas d'usines, pas de petites fabriques pour absorber le chômage. Résultat : dans les cafés du village, des cohortes de jeunes désoeuvrés tuent le temps en regardant des chaînes étrangères, notamment Al-Jazira, sirotent des cafés froids à longueur de journée en fumant l'araâr [« genièvre »], très répandu dans la région. « À Tkout et dans tous les villages des Aurès, il n'y a pas de travail, confirme Lyes, gérant d'un café. Le pire est qu'il n'y a même pas d'espoir d'en trouver. Les gens d'Alger nous ont simplement oubliés. »

Pourtant, poursuit Lyes, « le pays des Chaouis [habitants des Aurès] a enfanté beaucoup d'hommes de pouvoir, notamment dans l'armée. Les anciens ministres de la Défense Khaled Nezzar et Liamine Zéroual, pour ne citer qu'eux, sont de Batna. Qu'ont-ils apporté aux Chaouis ? Rien. Et on fume l'araâr en attendant des jours meilleurs, sachant qu'on n'attend plus rien ». Ghafour, 30 ans, militant des droits de l'homme, regrette lui aussi cette amnésie : « Le premier martyr a été tué en 1954, le dernier a bouclé la boucle en 1962, observe-t-il. C'est dire le lourd tribut que les hommes et les femmes ont payé à la patrie. Leurs enfants n'ont rien obtenu en retour de ces sacrifices. »

S'il n'y avait que ça... Depuis 2005, Tkout détient un triste palmarès. Celui du nombre de tailleurs de pierre emportés par la silicose, une maladie pulmonaire provoquée par l'inhalation des poussières dégagées par la roche. On ignore l'origine de cette tradition de taillage et de polissage. Toujours est-il que ce village a vu naître une légion d'artisans qui exercent leur talent aux quatre coins du pays. Si les compétences de ces derniers font la fortune des marchands de pierres, elles ne rapportent souvent que des maux à ces tailleurs, jeunes pour la plupart, qui travaillent sans masque de protection et ne bénéficient d'aucune couverture sociale.

Certes, la mairie de Tkout ainsi que de généreux bienfaiteurs tentent de soulager le calvaire des malades en fournissant les bouteilles d'oxygène indispensables à leur survie, mais ces aides sont loin d'enrayer la spirale des décès - une centaine à Tkout, selon des statistiques non officielles. Le jour de notre passage, Salah Lounissi, un autre tailleur de pierre, mourait. Il avait 34 ans.



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Algérie : dans les Aurès, chez les oubliés de la révolution | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 
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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 08:00

«A l’heure actuelle, dans notre pays, une femme qui écrit vaut son pesant de poudre.». Telle est la précieuse caution du grand écrivain, Kateb Yacine, préfaçant l’auteure du roman, La Grotte éclatée,  publié en 1979, aux éditions ENAG, Yamina Mechakra.

mechakra.jpgElle était médecin psychiatre, mais elle suivra une trajectoire littéralement littéraire. Elle était l’auteure mythique d’une œuvre majuscule, La Grotte éclatée, parue aux éditions ENAG, en 1979. Son nom sonne et claque. Yamina Mechakra. Elle est décédée dimanche, à l’issue d’une longue maladie. Elle avait 64 ans. Elle avait un adjuvant, une étoile qui brillait sur elle. Kateb Yacine ! Le père de Nedjma !
Il avait alors révéré et souligné le talent d’une écrivaine. La citation de Kateb Yacine, à l’endroit de Yamina Mechaka est significative et éloquente. Et surtout, elle demeure et reste actuelle.

Car pas du tout anachronique. Une caution littéraire lourde de sens et sans ambages saluant un talent, un courage, un combat, un défi, une condition, une sensibilité, un cri et l’écrit d’une femme s’étant insurgée,  rebellée contre la logique belliqueuse, génocidaire et mortifère du colonialisme français, et ce, dans son roman historique, La Grotte éclatée.

«Ce n’est pas un roman. C’est beaucoup mieux». «Démystification de l’homme. S’affranchir du mythe de la mort. L’homme n’est que matière vivante. Une fois mort, il redevient terre. Ces mots tirés de son livre (Yamina Mechakra). L’un des plus prometteurs de la nouvelle littérature algérienne. Un long poème en prose qui peut se lire comme un roman…», consignera Kateb Yacine dans la préface de La Grotte éclatée. Yamina Mechakra couche, au courant de sa plume, un verbe cursif fluide, tourmenté, torturé, écorché vif, et puis d’une immense justesse des mots «bleus».

Sa couleur poétique et onirique. Un trait littéraire exhalant l’humus natal, son terroir, sa terre, son pays, sa patrie, l’Algérie. «Je me dis tout bas mon pays et ma maison, ma grotte et ma peine… Je foulais avec douceur la terre brûlante de mon pays… J’arrachais une motte de terre.

Je l’emporterai avec moi à Arris. Je la déposerai dans une jarre et j’y planterai des marguerites…», écrit-elle dans la Grotte éclatée. Une déclaration et une déclamation pour son giron natal de Meskiana, des cimes d’ Arris, des Aurès. Terre des enfants de Kahina !

Elle a vu son père se faire torturer et mourir…

Yamina Mechakra laisse paraître et transparaître une lancinante douleur, une meurtrissure. Dans sa tendre enfance, elle a vu un homme écartelé sur un canon d’un char de l’armée française, exposé dans la rue, Elle a vu son père se faire torturer. Elle l’a vu mourir en lui recommandant de garder la tête haute… «Pour moi, Yamina Mechakra, est une grande figure de la littérature algérienne.
C’est la ‘‘Nedjma’’ au féminin ! C’est l’une des rares auteures saluées par Kateb Yacine. Elle n’a jamais été honorée de son vivant. C’est quelqu’un de profondément déçu par le milieu intellectuel et par le monde de l’édition aussi bien étatique que privé. Yamina Mechakra, c’est un éclair dans le ciel de la littérature. Et on n’en fait plus des Yamina Mechakra, hormis Mayssa Bey.

La Grotte éclatée, un roman-clé dans la littérature algérienne. Je suis profondément, triste et abasourdi par sa disparition» , témoignera Youcef Sayah, le critique littéraire (Papier bavard et Expression Livre, émissions radio et TV).  Yamina Mechakra a été adaptée au théâtre à maintes reprises, notamment par Sid Ahmed Ben Aïssa, au Théâtre national algérien.
«Aujourd’hui que l’insurrection de l’Aurès enfante sous nos yeux une Algérie nouvelle, il faut lire et faire lire ce livre (La Grotte éclatée),

pour qu’il y en ait d’autres et pour que d’autres élèvent la voix. A l’heure actuelle, dans notre pays, une femme qui écrit vaut son pesant de poudre (pas d’or dans la préface)», avait ponctué alors, Kateb Yacine, la préface de La Grotte éclatée .  Nedjma brille toujours sur Yamina Mechakra ! Une lueur d’espoir !

K. Smail
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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 07:30

_DSC1275.JPG11ème VOYAGE SOLIDAIRE ET CULTUREL DANS LES AURES DU 21 MAI AU 12 JUIN 2013 contact : auresiennekahina@yahoo.fr Tél : 06 52 08 46 59

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 06:59

11ème voyage culturel et solidaire de l'association lyonnaise A.K.T,du 21 mai au 12 juin 2013 nous faisons appel à la générosité de tous ou de chacun pour soutenir nos actions dans las aurès et plus particulièrement à t'kout contact auresiennekahina@yahoo.frvisage.jpg

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 03:07

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 02:27
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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 01:50

Théâtre et Spectacle
Festival Tamazgha 
| Marseille[13]
Du 30/04/2013 au 29/06/2013
Entre mémoires des traditions et métissages actuels, le Festival Tamazgha à l'initiative de l'association Sud Culture offre un espace dédié au patrimoine musical d'Afrique du nord dans le cadre exceptionnel du Parc François Billoux ainsi qu'au cefestival-tamazghra.jpgntre culturel Mirabeau.La programmation[...]

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 07:28

"L'islam et l'Afrique du nord sont si intimement superposés qu'on oublie facilement au prix de quelle luttes l'Orient musulman parvint a recouvrir l'occident berbère"

C'est ainsi que Charles-André Julien commença le second volume de son ouvrage inéluctable; Histoire de l'Afrique du nord.

L'islamisation totale de l'Afrique du Nord fait souvent oublier les luttes qui ont été menées avant que les Berbères n'acceptent la nouvelle religion monothéiste. C'est le calife Othman qui ouvre la période de conquête en direction de cette région en 644, et jusqu'aujourd'hui l'hitoire de la conquête de la berbérie par les armées arabes dans le septième siècle; est teinté du sacré au point ou il devient difficile d'aborder cette période  sans frôler  notre histoire avec objectivité sans frôler l'anathème. En effet, les conquérants arabes sont présentés comme des personnages saints ayant une misssion divine à accomplir dans cette région de l'Afrique.

Contrairement a l'empire perse qui a coulé comme un château de carte après la bataille de Al-Qadissya(637), la débâcle de Patrice Grégoire le gouverneur bysantin, face à l'armée arabe a permis aux amazighs de revenir sur la scène de leur pays; en organisant la défense de leur patrie. Une résistance dans laquelle les rapports de force ont été renversés et pour la première fois dans l'histoire de tamazgha(la berbèrie) depuis l'occupation romaine, les dominateurs, c'est-à-dire les byzantins vont occuper le rôle de l'auxiliaire des dominés (amazighs).

Dans cette communication je parlerais de la Kahina, le plus célèbre personnage qui représente le conflit entre les amazighs et les envahisseurs arabes dans le septième siècle. Un personnage surement connu, mais aussi un personnage très contreversé. Un personnage historique qui a fait plus qu'un autre objet d'interprétration paradoxales. Je dis bien paradoxales puisque elle est des fois idéalisée et d'autres fois diabolisée (la Kahina la déesse ou l'ogresse).

Je n'ai pas précisé comme but à cette conférence d'étudier sa statégie de guerre ou de ramener des informations que vous ignorez, mais je veux juste mettre quelques points d'interrogations sur ce que nous avons entre la main de documents ou sur ce qui est sculté dans notre imagination collective sur cette reine qui fut la dernière reine amazighe.

Dans le roman de Giséle Halimi intitulé la Kahina, qui relève de la fiction plus que de la réalité nous lisons dans son introduction : "Mon grand-père paternel me racontait souvent par bribes, l'épopée de la Kahina. Cette femme qui chevauchait à la tête de ses armées, les cheveux couleur de miel lui coulant jusqu'aux reins, vêtue d'une tenue rouge."C'est par ces paroles que Gisèle Halimi avoue d'emblée à son lecteur toute sa fascination pour le personnage mythique de la Kahina.

Cette image de la Kahina belle, courageuse, patriote manquait l'historienne tunisienne Bhouri Rafika qui dit a son tour : "moi dont le grand père est allé puisé dans l'histoire de la France, et pour alimenter mon imagination de petite fille vivant avec des femmes recluses aux foyers aux quelle je ne pouvais pas m'identifier, il me parlait souvent de Jeanne d'Arc une patriote accusée d'être une sorcière et brulée vive, mais réhabilitée après sa mort, mais de la Kahina il m'en a jamais parlé, c'est l'un de mes instituteur qui s'en est chargé, il me parlait d'une façon suréminente que je trouve jusqu'à maintenant des difficultés à gommer l'image qui s'est sculptée  dans mon imagination d'une tête (peut-être puisque elle était décapitée) des cheveux ébourriffée, des yeux étincelants de méchanceté, et une bouche à vomir des vipères, cette femme sans raison a tué les meilleurs combattants envoyés par Dieu pour me sauver, elle a brulé nos chers oliviers, et empoisonné les eaux douce de nos puits";

Pourquoi ces deux représentatios si différentes venant sde deux filles du même pays ? Et pourquoi cette image de la Kahina malgré quelle ni un personnage de fiction et de contes ni un personnage mythologique c'est bel et bien un personnage historique?

Et alors, comment se sont répondu ses représentations si différentes qui ont déformés la réalité historique? Et comment l'imagination collective a pu lui dresser des représentations contradictoires?

L'image de la Kahina est associée a la destruction, mais en consultant les chroniques arabes, la Kahina n'est aucunement diabolisée au contraire, elle est dépeinte comme une personne magnanime et tolérante. L'épisode le plus connu de cette tolérance amazighe est celui qui concerne l'adoption de cette reine d'un prisonnier arabe khaled ben Yazid Al-Qayssi. Mais la Kahina ne c'est pas limité uniquement a cela. Sa tolérance a touché tous les prisonnier arabes qui sont tombés entre les mains de son armée. Contrairement a la pratique connue a l'époque, c'est-à-dire que tout les prisonniers sont irrémédialement voué soit a la servitude ou a la mort, la Kahina a agit autrement, ce que les chroniques arabe ne tentent même pas à dissimuler.

Le plus ancien texte sur la Kahina dont nous disposons remonte à Wâqidî (m 822), ce texte est rapporté par un historien du 12e siècle, Ibn al-Athîr (m 1233) mais à l'origine c'est Ibn Khanldoune qui lui a adressé un portrait généalogique, politique et militaire mais Ibn Khaldoun qui a vécu entre 1332 et 1406 rapportait ce que lui avait procuré ses sources Sept siècles après la disparition de la Kahina, donc la réalité a pu être déformée ou même oubliée, et c'est le temps de revoir ce que cet historien érudit a écrit a propos de cette reine, qui peut être il ne s'est pas empêché d'adhérer a une image mythique et peut être a-t-il aidé a créer cette image?

Première ambigùité :

Al Kahina qui veut dire "prêtresse, devineresse, ou même sorcière" est le surnom par lequel Ibn Khaldoun et les historiens arabes désignent cette reine berbère du 7-8 ème siècles de l'ére chrétienne. Selon les mêmes historiens, son véritable nom serait Dayhia fille de Matiya ben Tifan ou encore Damiya fille de Yunafiq. On trouve encore Dihiya et Dîyya. Pourtant ce nom donné a une femme qui a reiniée en vrais souveraine, à une guerrière qui a combattue d'une façon exemplaire rien objectivement ne l'a prédispose à porter ce nom ne se reste alors que dire que les envahisseurs arabes venant d'un désert où la femme n'est qu'une marchandise n'arrivaient pas à accepter qu'une femme peut avoir tout ce pouvoir et ils l'ont surnommés la Kahina pour minimiser son rôle héroïque et surtout sa grande intelligence, ses qualités de commandement et son pouvoir en femme en chef.

Deuxième ambigûité :

Ibn Khaldoun donne l'âge de 127 ans à la Kahina il dit qu'elle a gouvernée pendant 35 ans, et elle a vécu 127 ans. Cette longévité est peut-être exagérée et elle est vraisemblable, et je crois que c'est une information qui s'incère dans la légende plus que dans la réalité historique.

Troisième ambigûité :

Un autre élément qui nous pousse à penser à ce qu'il a écrit Ibn Khaldoun c'est la religion et surtout qu'on a beaucoup polimiqué sur cette question. Ibn Khaldoun pense qu'elle est juive, à cause de sa tribu, les Djerawa, qui, selon lui, était largement judaïsée au 7ème siècle. D'autres pensent qu'elle était  chrétienne tirant en cela argument de sa filiation (Matiy et Tifan sont les déformations de Mathieu et Théophane) mais aussi du nom de Damiya qui était sans doute un diminutif du nom latin Damiana. En fait, en l'absence d'informations précises, on ne peut trancher ni pour l'une ni pour l'autre de ces hypothèses et Dihiya était accompagnée d'une grande idole en bois, transportée sur un chameau. Il pourrait s'agir du dieu amazigh Gürsel représenté par un taureau.

En effet la religion de la Kahina a fait coulé beaucoup d'encre et alimentée beaucoup l'imagination et a été eploitée par les fictions; par exemple Gisèle Halimi la Kahina pour elle elle est juive et elle est inspiré par Yahvé et Halimi va jusqu'au faire un parallèle entre la reine amazighe et l'héroïne juive Judith qui a séduit puis tué le général Holopherne. Qui menacé son peuple. Par contre nous trouvons d'autres historiens et d'autre écrivain comme l'écrivain tunisien Abdelmajid Alaoui écrivain tunisien et musulman et qui a écrit une pièce de théâtre intitulé : "La Kahina ou la conquête de l'ifrikia" exploite son animisme.

Quatrième ambigüité :

La Kahina fut accusée par les auteurs arabes d'avoir pratiqué la politique de la terre brûlée : sur le point d'être vaincue, elle aurait préféré brûler les villes, les villages et les récoltes plutôt que les abandonner à l'ennemi. En fait la Byzacène, théâtre des combats de la Kahina est des Arabes, était depuis longtemps livrée au pillage aux incursions des Arabes. En accusant l'héroïne berbère de ce forfait les historiens arabes voulaient sans doute la discréditer et justifier surnoms de "prêtresse" et "sorcière" qu'ils luis avaient donnés.

Donc on peut dire que les informations historiques données par Ibn Khaldoun manquent de précision et laisse beaucoup de zones d'ombre, chose qui aide l'imagination individuelle et collective à créer des mythes et des représentations par fois négative au tour de ce personnage.

Notre histoire restera t-elle attachée à des fragments légendaires hérités de nos ancêtres, seront nous condamnés simplement à transmettre bêtement à notre tour cet héritage inaccompli à nos enfants?

1er colloque national (Aurès : histoire et culture) 1 et 2 juillet 2012 Khenchela)

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  • Présidente de l'association Auressienne Kahina Tamazight, pour la promotion de la culture berbère chawie en france et dans les aurès
  • Présidente de l'association Auressienne Kahina Tamazight, pour la promotion de la culture berbère chawie en france et dans les aurès

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