Je viens de voir le film Ben Boulaïd,d’Ahmed Rachedi, scénario de Sadok Bekkhouche, et je comprends qu’il ait plu au président Bouteflika : il conforte la version officielle !
La vie de Mustapha Ben Boulaïd est tronquée d’une partie vitale : ses idées pro-messalistes et donc son assassinat par ses compagnons d’armes.
Bouteflika veut qu’on montre le film dans les écoles. Le procédé est louable : il est temps d’intégrer nos gloires nationales dans une nouvelle mythologie et que nos jeunes
générations sachent que ces héros, qui ont été charismatiques, font partie de notre mémoire. Mais pas de mensonges aux enfants !
Or le film occulte l’essentiel :
a) Ben Boulaïd a appelé à la révolution au nom de Messali Hadj.
b) Jusqu’à sa mort, - il l’a confirmé lors d'un entretien avec Vincent Monteil - Ben Boulaïd se prononçait pour une Constituante Souveraine en Algérie et pour des négociations
avec le chef national Messali Hadj.
c) Il se situait dans la continuité d’un combat politique qui avait commencé en 1926 avec l'Etoile puis avec le PPA et le MTLD et qui ont toujours prôné dans tous leurs congrès
un programme réclamant l'abrogation du régime colonial, l'expropriation de l'impérialisme, l'élection d'une Assemblée Constituante Souveraine par tous les habitants de l'Algérie (Musulmans,
Européens et Juifs) et l'application de tout le programme démocratique, à savoir la laïcité de l'école et de l'Etat, l'exercice de toutes les libertés, l'émancipation de la femme, l'indépendance
du syndicat, etc.
d) Ben Boulaïd, chef de l’OS, était toujours rattaché statutairement à son chef hiérarchique, le président Messali Hadj.
e) Pour toutes ces raisons qui contrarient le FLN, il sera assassiné, comme Chihani Bachir, le chef précédent des Aurès, par Adjoul Adjoul et Laghrour Abbés, en liaison étroite
avec Krim Belkacem et Abane Ramdane, selon les sources du MNA.
Le film ne dit pas pourquoi les Aurès vont manquer d’armes, obligeant Ben Boulaïd à entreprendre un voyage vers l’Egypte pour rencontrer Ben Bella et ramener les armes tant attendues. Il montre
Ben Boulaid arrêté en Libye le 11 février 1955. Après un transit par Tunis, il sera incarcéré à la prison du Coudiat, à Constantine. Peu de temps après, il parvient à s’évader et revient au
maquis.
Et là, le film reprend la version officielle : le 22 mars 1956, l’aviation française parachute un poste émetteur piégé. Les services secrets français avaient appris qu’il attendait un
émetteur-récepteur de Tunis. Sachant pertinemment que la population allait porter l’appareil au PC de Ben Boulaïd, ou, à tout le moins, à un poste de commandement important, les services français
voulaient frapper un bon coup.
La vérité est toute autre.
Pendant la crise du MTLD Ben Boulaïd, chef de l'OS et membre du comité central avait adopté une position neutraliste. Il avait adhéré au CRUA parce que Boudiaf l'avait assuré que Nasser allait
ravitailler les maquis en armes dès le premier coup de feu. C'était un simple accord tactique. En effet, alors qu'il avait suivi Boudiaf au CRUA, il rencontrait en juillet 1954, à Niort, Messali
Hadj, son chef hiérarchique de l'OS. Il a appris par lui que le parti allait entrer dans la lutte armée. C'est pourquoi il a appelé à la révolution au nom de Messali Hadj. Par la suite, n'ayant
reçu aucune arme du Caire, il comprendra que Boudiaf l'avait manipulé. II rejoindra alors le MNA et sera assassiné, comme Chihani Bachir, le chef précédent des Aurès, par Adjoul Adjoul et
Laghrour Abbés, en liaison étroite avec Krim Belkacem et Abane Ramdane, selon les sources du MNA.
Hadi Zaaboub
Appel du Comité pour la défense du Parc de La
Calle
"Malgré la promesse
ferme du Gouvernement par la voix de son Ministre des Travaux Publics en date du 04 juillet 2007, une armada de gros engins de travaux publics vient de franchir les limites du Parc National d’El
Kala.
Depuis bientôt un mois, ces mastodontes défrichent et nivellent activement
l’assiette du tronçon de l’autoroute Est-Ouest qui doit traverser cette partie du territoire national classée aire protégée depuis 1983 en raison de l’inestimable patrimoine naturel qu’elle
abrite"
Il faut savoir que la
même autoroute a commencé il y a des années-- et continue-- à faire des ravages dans ces archives du sol que sont les vestiges archéologiques à travers l'Algérie entière et pas seulement dans la
région de La Calle. Des milliers de sites historiques de toutes les époques sont ainsi détruits, pour toujours, dans l'indifférence générale et malgré une batterie de lois censées protéger le
patrimoine archéologique.
Remarque : Cette même autoroute est-ouest anéantit sur toute la longueur du pays, et pas seulement dans la région de La Calle, les milliers d'archives du sol que sont les vestiges archéologiques sans que personne ne s'émeuve! Malheureusement, il n'y a pas dans le milieu des archéologues et autres spécialistes du Patrimoine de conscience ou de mobilisation comparables à celle du comité "Parc National d'El Kala". Quant à moi, je me contente d'aboyer sur mes sites et blog, et la caravane des monstres mécaniques destructeurs passent......
J'aurais pu répondre à vos questions si le ministère de la Culture avait imposé la présence d'une équipe d'archéologues (dont je suis) sur le tracé de cette autoroute. Si j'attire votre attention, c'est justement parce que le massacre accompagne les chantiers de cette maudite autoroute sur tout son tracé! Dites-moi quand et comment nous pourrions nous rencontrer. Si l'un d'entre vous est libre aujourd'hui à 18h, je suis invitée par le Rotary d'ALger à donner une conférence à l'Aurassi; venez, vous pourriez vous faire une idée de l'étendue du désastre. En tout cas, merci d'avoir répondu.
Parc national d’El Kala / Autoroute Est-ouest
Pour mieux comprendre le problème et éviter des confusions
Les travaux pour la réalisation du tronçon d’autoroute d’une vingtaine de Km (17,5 km) qui traversent le parc national d’El Kala ont été lancés et
sont bien avancés. Pour l’instant il s’agit des travaux de défrichement et de terrassement de l’assiette de l’autoroute qui a une emprise de 120 m de
large.
Le parc national d’El Kala (PNEK) est un territoire classé de près 80 000 hectares (800 km²). C’est une institution de l’Etat algérien créée par le décret n° 83-458. Elle a pour but de protéger le
patrimoine naturel qu’il renferme. Ce dernier est considéré comme exceptionnel et d’importance internationale pour les raisons suivantes :
Contrairement aux parcs nationaux des autres régions de la planète comme c’est le cas aux USA, au canada, en Europe ou sous les tropiques qui concernent plutôt de grande
unités écologiques homogènes, c’est une mosaïque de milieux divers et variés sur un territoire relativement peu
étendu. Autrement dit, on traverse plusieurs écosystèmes originaux en parcourant seulement quelques kilomètres. On en a
identifié une vingtaine pour l’instant. Les recherches se poursuivent tant bien que mal….
Le parc national d’El Kala, avec le nombre d’espèces végétales (1264 espèces soit 32% de la flore nationale) et animales (878 espèces) qu’il abrite, classées rares,
très rares ou rarissimes selon les standards mondiaux (CITES et UICN) et les listes algériennes (loi et décrets), est un réservoir de la biodiversité de la région méditerranéenne elle-même considérée comme un cas à
part à la surface de la planète pour être de faible étendue mais l’origine des principales espèces cultivées aujourd’hui pour l’alimentation et la santé de l’humanité.
A l’échelle régionale, il se distingue par la juxtaposition sur quelques Km de milieux
naturels qui appartiennent à des régions géographiques aujourd’hui très éloignées les unes des autres : la région semi
aride de l’Afrique du nord et la région de l’humide du nord de l’Europe (aulnaies et tourbières). Ainsi on rencontre des paysages qui contrastent avec le reste du Maghreb.
A l’échelle régionale encore, et avec ses nombreuses zones humides (lacs, étangs, marécages, sols détrempés, aulnaies…) il offre des sites d’hivernage mais aussi de
nidification aux oiseaux migrateurs. C’est une étape vitale dans la grande voie de migration ente l’Europe occidentale et l’Afrique. Avec le lac Tonga, Le parc national d’El Kala renferme la principale zone de nidification d’Afrique du nord pour les oiseaux d’eau dont certains sont en
voie de disparition.
La grande diversité biologique d’El Kala, qui se traduit pour le visiteur par ses paysages variés et divers, a été observée depuis fort longtemps.
Des écrits arobo-musulmans mais aussi européens l’ont rapporté depuis le XIV siècle. L’aire protégée du parc
national d’El Kala ne sera crée elle qu’en 1983 dans le sillage de la prise de conscience universelle de la protection de la
nature qui a marqué les années 60 et 70. Les aires et les espaces protégés se sont alors imposés comme l’instrument privilégié d’aménagement du territoire en matière de conservation in situ de la
nature. En Algérie les parcs nationaux sont nés avec la première loi sur l’environnement (83-03 du 5 février 1983) dans la déferlante de textes législatifs pour la protection de l’environnement
du début des années 80.
Sa mission est clairement définie dans le statut des parcs nationaux (décret n°83-458 du 23 juillet 1983) entre autres :
La conservation de la faune, de la flore………tout milieu naturel représentant un intérêt
La préservation de ce milieu contre les interventions susceptibles de modifier son aspect, sa composition et son évolution
Le développement d’activités en rapport avec la nature
L’implantation d’une infrastructure touristique dans la zone périphérique
Pour ce faire, des études ont été menées pendant plus de deux ans pour élaborer un document, le schéma directeur d’aménagement aujourd’hui on dirait plan de gestion, qui est en
quelque sorte le mode d’emploi que doit suivre le gestionnaire du parc. Ce document a été approuvé par les autorités
centrales et ensuite par l’APW d’El Tarf en avril 1986.
Selon la nature du terrain et la distribution des milieux qui sont évalués selon les classifications des différentes espèces qu’on y sont implantées, on affecte une classe de protection à des
zones du parc ainsi identifiées. Les statuts des parcs (décret 83-458) en prévoir 5 :
La classe I : dite de Réserve Intégrale où toute intervention est interdite
La classe II : dite Primitive ou Sauvage où est interdite toute construction de route, d’ouvrages qui modifient l’ambiance naturelle
La classe III : dite de Faible Croissance où des transformations peuvent être réglementées
La classe IV : dite Tampon qui sépare les trois premières de la dernière
La classe V : dit Périphérique où sont autorisées toutes formes de construction avec la précision suivante : c’est la seule qui peut être traversée par des routes importante (article 4)
Ce travail abouti à un l’outil de gestion fondamental de l’aire protégée : son zonage
Comité pour la Sauvegarde du Parc National d’El-Kala
Communiqué
Malgré la promesse ferme du Gouvernement par la voix du Ministre des Travaux Publics en date
du 04 juillet 2007, une armada de gros engins de travaux publics vient de franchir les limites du
Parc National d’El Kala.
Depuis bientôt un mois, ces mastodontes défrichent et nivellent activement l’assiette du tronçon
de l’autoroute Est-Ouest qui doit traverser cette partie du territoire national classée en aire
protégée depuis 1983 pour l’inestimable patrimoine naturel qu’elle abrite.
En dépit de l’article 4 du Décret Présidentiel N°83-458 du 23/07/83 portant Statut des Parcs
Nationaux qui interdit formellement le passage d’une route importante et des engagements des
pouvoirs publics de sursoir à la réalisation de ce tronçon, les travaux ont été lancés sans même
rechercher d’autres alternatives.
La réalisation de ce tronçon annonce un génocide écologique : 1264 espèces végétales et 878
espèces animales dont, certaines, uniques en méditerranée vivent dans ce parc.
Cette violation de la Loi et des engagements internationaux de l’Algérie porte également un coup
fatal à la seule protection juridique du parc national : son statut. A l’avenir, ce décret présidentiel
ne pourra plus être mis en avant pour sauvegarder ce qui peut l’être encore. C’est la voie ouverte
à toutes les dérives.
Ce n’est pas une fatalité. L’autoroute n’est pas encore construite.
Il faut empêcher cela coûte que coûte !
Sauver le patrimoine naturel du parc, c’est empêcher que son statut ne soit foulé aux pieds.
Nous, citoyennes, citoyens, associations, scientifiques, étudiants, etc. nous nous élevons contre
le massacre de ce fleuron de la nature de notre pays et celui de la biodiversité en Méditerranée.
Dans la pétition que nous adressons (www.sauvonsleparc.org) au Président de la République,
garant de l’application de la Loi, nous demandons l’arrêt immédiat des travaux et la recherche
d’un autre itinéraire comme promis par le Ministre des Travaux publics le 04 juillet 2007 lors de
sa rencontre avec le collectif de scientifiques et de défenseurs de l’environnement.
Nous ne sommes pas contre l’autoroute comme on cherche à le faire croire. Nous voulons à la
fois l’autoroute et l’intégrité du Parc National.
C’est possible ! Il suffit de choisir parmi les tracés proposés, celui qui préserve le Parc en
respectant la Loi.
Une telle décision rehaussera le prestige du pays qui aura su allier la préservation d’une aire
protégée et l’autoroute comme vecteur de développement.
Nous sommes déjà plus de 12 000 signataires de la pétition et la mobilisation se poursuit.
Pour la coordonner et l’amplifier un comité national vient de voir le jour.
Rejoignez-nous sur le site www.sauvonsleparc.org
Contact : contact@sauvonsleparc.org
Le 15 février 2008
Une aire protégée, selon les concepts de la conservation de la nature qui incluent le développement durable, laborieusement élaborés au fil des ans
par la communauté internationale, est un type d’aménagement du territoire et de l’espace qui doit par définition s’étendre au fil de la démonstration et de la prise de conscience.
La fragmentation d’une aire protégée est le pire de ce qui peut lui arriver. C’est sa
négation. L’autoroute va couper le parc en deux fragments.
On ne pourra pas non plus prétende faire de la conservation de la nature selon les standarts internationaux et participer à cet effort mondial en suivent les règles les plus
éventaires. Nous aurons des parcs nationaux spécifiques, encore, qui n’en porteront que le
nom. On rétorque ici que des pays « avancés » ont des autoroutes qui traversent des parcs nationaux. C’est vrai,
mais c’est à la lumière de leurs expériences qui datent de 20 ans et plus que partout maintenant on s’y oppose fermement. Il y a 25 ans cela n’aurait certainement pas posé de problème mais
c’était avec un autre savoir.
Quand à cette arlésienne d’étude d’impact qui reste incertaine et douteuse tant qu’elle n’ pas subit le filtre de la critique et que l’on brandit comme la caution morale, juridique et
scientifique pour faire passer l’autoroute, elle ne se justifie en aucune manière pour le tronçon dans le parc puisque la loi a déjà tranché : pas d’autoroute dans le parc.
Voilà pourquoi l’autoroute ne doit passer par le parc. Son patrimoine est inestimable pour nous avec tout ce que cela suppose en développement d’activités en rapport avec la nature, dont le tourisme et l’agriculture « verts », mais aussi pour toute l’humanité au titre de réservoir de biodiversité. En le traversant l’autoroute va anéantir la seule et unique Loi qui protège son territoire, sont statut. Après cela, on ne pourra plus rien opposer aux pressions qui se font de plus en plus fortes et menaçantes.
Par : Rafik Baba-Ahmed (Ancien directeur du PNEK)
Les caractéristiques du projet :
Linéaire : 1216 Km
Profil en travers : 2x3 voies
Vitesse de base : 100 à 120 Km/h
Nombre d'échangeurs : 60 échangeurs environ (avec option de péage)
Principales villes desservies : El Tarf, Annaba, Constantine, Chelgoum Laîd, Sétif, Bordj Bou Arréridj, Bouira, Alger, Blida, Aîn Defla, Chlef, Relizane, Oran (par une pénétrante), Sidi Bel Abbés, Tlemcen.
Équipements : Aires de repos, stations service, relais routiers et centres d’entretien et d’exploitation de l’autoroute
On peut lire ici ou là qu’il« a été tenu compte
de l’impact de l’autoroute sur
la protection des ressources
en eau souterraines et superficielles,
aux déboisements, à
l’agriculture, les mises en
dépôt, les emprunts et les
effets sur le milieu physique.
Pour le rétablissement systématique
des routes nationales
et des chemins de
wilaya il est prévu la création
d’ouvrages de franchissement
d’autoroute. Pour les
cimetières touchés par l’autoroute,
le déplacement des
tombes se fera dans un site
indiqué par les responsables
de la commune concernée.
Pour le patrimoine culturel et
archéologique, toutes les
mesures nécessaires sont
prévues pour la préservation
de ce potentiel »
La réalisation du grand projet de l'autoroute estouest,
longue de plus de 1 200 kilomètres, amorce
enfin, cette année, son véritable démarrage. Il
aura fallu, en effet, que le Président de la
République prenne la décision de le financer sur le
budget de l’Etat pour que la situation se débloque.
Retour sur l'historique d'un projet grandiose qui
dure depuis plus d'une vingtaine d'année et qui ira
à son terme en 2009.
Etat récapitulatif du futur réseau autoroutier en Algérie
d'un linéaire estimé à environ 4 500 km
Linéaire
1216 kilomètres
65 kilomètres
140 kilomètres
300 kilomètres
100 kilomètres
1200 kilomètres
1517 kilomètres
4452 kilomètres
Désignation
● L'autoroute est-ouest,
● La 2° rocade d'Alger
● De la 3° rocade plus au Sud d'Alger
● De la 4° rocade encore plus au Sud
● La liaison autoroutière : le port de Jenjen / les Hauts
Plateaux
● La rocade des Hauts Plateaux, liaison Est-ouest,
desservira les agglomérations situées entre la frange
Nord du pays et le désert ;
● Les liaisons Nord-Sud au nombre de 8 d'un linéaire
total d'environ 1517 km, appelées pénétrantes relient
notamment l'autoroute est-ouest à la rocade des
Hauts Plateaux
TOTAL
| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
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