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12 ans après son introduction à l’école et 7 ans après son institutionnalisation comme langue nationale

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L’histoire récente de la question amazighe reste liée au boycott scolaire et universitaire enclenché dans les wilayas de Béjaïa, de Tizi Ouzou, et en partie de Boumerdès et de Bouira durant l’année scolaire 1994/95.

La revendication principale portait sur l’introduction de tamazight dans le système éducatif national. Le résultat arraché a été la création, en avril 1995, du Haut commissariat à l’amazighité (HCA), placé sous la tutelle de la présidence de la République, chargé de la réhabilitation de l’amazighité et de la promotion de tamazight par son introduction dans le système de l’enseignement et de la communication. Ainsi, l’année 1995 marque l’introduction de tamazight dans le système éducatif. Quelques années plus tard, en avril 2002, tamazight marque une grande avancée par son institutionnalisation comme langue nationale sous la pression des événements douloureux du printemps noir de 2001. Aujourd’hui, ne faut-il pas marquer une halte sur le travail accompli par le HCA ? Quel bilan faut-il tirer de l’introduction de tamazight à l’école depuis maintenant plus d’une décennie ? Quelle est la situation de la production éditoriale et de la recherche dans le domaine amazigh ? Le HCA, explique son secrétaire général, Youcef Merahi, rencontré au siège de l’institution à Alger, intervient avec différents ministères à l’instar de celui de l’Education nationale, de la Culture, de la Communication et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Annuellement, le HCA, ajoute M. Merahi, organise des colloques, des journées d’étude et des regroupements en faveur des enseignants en tamazight et des associations. Pour l’année 2007, à titre d’exemple, un colloque international portant sur « Le libyco-berbère ou le tifinagh : de l’authenticité à l’usage pratique » a eu lieu les 21 et 22 mars avec la participation de la préhistorienne Malika Hachid, du chercheur français Jean Pierre Laporte, du sociolinguiste Mouloud Lounaouci et du docteur en linguistique amazighe Salem Chaker. Un autre colloque, tenu à la Bibliothèque nationale du Hamma, a eu pour thématique « Les Amazighes et l’Islam : 14 siècles d’histoire ». « A l’issue de chaque colloque, nous sortons avec des recommandations et nous les transmettons à qui de droit », souligne le SG du HCA.

Le champ de la recherche reste presque vierge

La production éditoriale dans le domaine amazigh connaît un rythme encourageant mais insuffisant avec une centaine d’ouvrages et une quarantaine de manuscrits édités. Elle porte sur la création comme la poésie, le roman, le conte, le théâtre en plus de la traduction. La production se décline, aussi, sous la forme de consultings faits par des chercheurs de renommée, à l’instar de la recherche effectuée par Mouloud Lounaouci sur la manière avec laquelle doit être conçu un centre de terminologie pour tamazight. Dans ce volet, il a été édité un « Manuel de syntaxe berbère » et un autre sur « Les genres traditionnels de la prose kabyle » mais aussi une traduction des chants d’Aït Menguellet en arabe. Le champ éditorial est, également, enrichi par des recueils des actes de tous les colloques avec recommandations mais aussi par l’édition par le HCA d’une revue trimestrielle Timmuzgha qui traite des sujets ayant trait à la problématique liée à l’amazighité, langue, culture et patrimoine. Dans ce sens, M. Merahi sollicite les autorités pour la création d’un journal en tamazight sur fonds public, à l’instar des quotidiens El Moudjahid, Horizons, El Chaâb ou El Massa. Parmi les ouvrages édités en 2007 pour le compte du HCA, on peut citer Lexique de la rhétorique par Kamel Bouamara, La phonologie générative du kabyle en 2 tomes, par Mohand Oulhadj Laceb, Combat de ma vie : recueil de poésies par Naïma Hadjou, L’expression écrite en tamazight, par Nora Belgasmia, Au pays de la moquerie (théâtre) par Djamel Benaouf, La vache des orphelins (conte : tafounast igujilen), ou encore Le nouveau manuel de langue amazighe, par Sadek Bendali, Les genres traditionnels de la poésie kabyle, par M’hamed Djellaoui, La traduction des quatrains, de Omar Khiam par Abdellah Ahemane, La traduction des fables de La Fontaine, éditée par les éditions Casbah, Dictionnaire du vocabulaire de la langue berbère, par Abdenour Abdeslam, Proverbes et devinettes chaouis, contes de Berbérie du monde, de Mohamed Salah Ounissi, Vava Inouva, de Bouskine Boussad édité par l’Entreprise nationale des arts graphiques (ENAG). Pour l’année 2008, quelque 40 manuscrits et une demi-douzaine de consultings et des actes de colloques sont en projet. L’enseignement de tamazight a été lancé en 1995 dans 15 wilayas. Aujourd’hui, il n’est dispensé que dans 10 wilayas. L’enseignement se fait principalement en caractères latins. Le SG du HCA explique qu’en vertu du colloque « Tamazight face aux défis de la modernité » tenu en 2000, les chercheurs ont recommandé de privilégier l’utilisation des caractères latins. Pour eux, cette option se réfère à l’expérience accumulée de par ce caractère au niveau de la recherche en tamazight depuis Boulifa jusqu’à nos jours, en passant par les grands travaux effectués par Mouloud Mammeri. Le latin est choisi pour sa commodité structurelle et son ouverture scientifique. Dans ce sens, il faut souligner l’organisation, les 28 et 29 mars 2008, d’un colloque international au Maroc sur l’enseignement en tamazight, et auquel le HCA a été invité. Cependant, les responsables politiques en Algérie n’ont pas encore tranché, en atteste l’édition du manuel scolaire en trois graphies (latin, arabe, tifinagh). « Ce qui est antipédagogique », commente M. Merahi. Les enseignants en tamazight ont bénéficié de quatre regroupements (Batna, Bouira, Béjaïa et Tipaza) pour se pencher essentiellement sur la pédagogie du projet. Pour l’année scolaire 2006/2007, les élèves inscrits en tamazight sont au nombre de 130 510 dont 94% se concentrent dans les trois wilayas berbérophones (Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira) pour un effectif global enseignant de 687. La capitale du pays, qui devrait regrouper le plus grand nombre d’élèves, ne compte que 1643 écoliers encadrés par 4 enseignants. Tizi Ouzou, par contre, concentre plus de 60 000 élèves encadrés par 297 enseignants, suivie de Béjaïa avec près de 30 000 écoliers pour 222 instituteurs. Bouira, elle aussi, compte près de 30 000 élèves pour 112 enseignants. Boumerdès vient de loin avec plus de 2500 élèves pour 11 encadreurs. Pour les autres régions, les chiffres sont presque insignifiants, comme Khenchela qui ne compte pas plus de 323 écoliers pour 5 enseignants et Tamanrasset avec 894 élèves pour 4 instituteurs. De 1995 à 2007, l’évolution globale de l’effectif des élèves est passée de 37 690 à 130 510 alors que le nombre des enseignants est passé de 233 à 687. S’agissant des variantes utilisées, l’évolution constatée depuis 1995 à 2007 indique que 862 730 élèves ont opté pour le kabyle (94,85%), suivi de loin par le chaoui avec 42 219 écoliers (4,73%) et le touareg avec 5730 écoliers (0,68%). Il faut souligner, aussi, l’introduction d’un module de langue amazighe dans les centres de formation professionnelle. Un autre acquis à relever, également, c’est la promotion en 1997 des deux départements de langue et culture amazighes des universités de Tizi Ouzou et de Béjaïa en instituts qui ont ouvert des licences en langue amazighe. Cependant, la lecture de ces chiffres dévoile un déséquilibre flagrant dans l’enseignement de tamazight entre une région et une autre. Le SG du HCA souligne que « l’enseignement de tamazight vit deux drames : d’abord il est resté optionnel (selon la demande) et ensuite souffre de l’absence d’une formation des formateurs ». Selon notre interlocuteur, le ministère de l’Education nationale n’a pas formé un seul enseignant jusqu’à 2006. En guise de solution, M. Merahi plaide pour l’obligation de l’enseignement de tamazight et la formation des formateurs. « A situation exceptionnelle, des moyens exceptionnels », souligne-t-il. Le SG du HCA ne mâche pas ses mots en avouant l’échec de la stratégie du ministère de l’Education nationale et en regrettant un enseignement décousu où l’élève est soumis aux aléas de l’offre des enseignants. M. Merahi conclut que « sans des moyens conséquents, l’enseignement de tamazight reste dans le bricolage ». En dépit de ces insuffisances, les militants de la cause amazighe se montrent réjouis de l’enseignement de tamazight mais aussi et surtout de son institutionnalisation comme langue nationale dans la Constitution. Il faut relever, en outre, que tamazight dispose d’une institution officielle qui est le HCA, et qui sera remplacé par le Conseil supérieur de la langue amazighe en plus d’une académie, comme le prévoit le conseil de gouvernement de juin 2007. A ce sujet, M. Merahi révèle que le HCA va disparaître en tant que structure. Selon lui, le Conseil supérieur qui est projeté va garder les mêmes missions du HCA avec une nouveauté consistant à la création de commissions permanentes entre la présidence et les services technico-administratifs. L’académie, elle, est une instance scientifique suprême. Pour le SG du HCA, « tout dépend de la composante humaine qui va y siéger. Il ne faut pas se contenter d’être un fonctionnaire mais être un militant et avoir la volonté de faire avancer le dossier de tamazight ». L’une des missions délicates de l’académie consiste à unifier l’ensemble des versions et variantes de la terminologie berbère.

Mustapha Rachidiou

Arav Benyounès

La langue tamazight, comme toutes les autres langues : elle a un destin passé et à venir. Mais celui d’aujourd’hui sera sa capacité de demeurer une vraie langue dans la diversité. Pour cela, il faut réussir sa standardisation au niveau graphique. Il est inutile de jouer à l’autruche. En ce moment il existe chez les amazighophones trois tenants, pour ne pas dire revendicateurs de base pour la transcription de tamazight : caractères latins, caractères tifin’negh et caractères arabes. Une chose demeure cependant sûre, ils ne se résoudront pas à des compromis, car différents les uns des autres. De nos jours, nous faisons fausse route en pensant simplement que seule la linguistique (science qui a pour objet l’étude du langage et la langue : il y a plusieurs écoles de pensées linguistiques ) et le militantisme culturel (souvent cul-culturel) résoudront le problème de la langue amazighe. Mon avis ici en tant qu’Amazigh n’est qu’une réflexion sans doute délicate, mais importante pour soulever et susciter un certain débat. Les amazighophones qui œuvrent pour la reviviscence et l’avancement de la langue tamazight, ne doivent en aucun cas s’improviser juge, conseiller et faire des recommandations quelques soient leurs statuts ou leurs degrés d’instruction (professionnel ou pas…) sans se référer aux locuteurs. Ne l’oublions jamais, la notation usuelle n’est nullement la "chasse gardée" des spécialistes, encore moins des linguistes, mais plutôt de locuteurs. Un linguiste par exemple, pour transcrire Tamazight propose des techniques, des règles et même un orthographe, mais le dernier mot revient toujours aux locuteurs. Un linguiste propose des signes, un autre linguiste propose d’autres signes, c’est leur métier "professionnel", mais seuls les usagers, c’est-à-dire les locuteurs, les non-linguistes décideront de l’adaptation ou non de ces signes. Les imposer comme ont tendances à le faire certains linguistes amazighophones qui s’arrogent tous les droits sur la transcription de tamazight, en estimant que cela leur revient de droit, car ils sont professionnels, ne peut que susciter une réaction négative de la part des gens de la rue : les locuteurs.

Langue Tamazight : la solution et les parlers régionaux

Comment développer la langue Tamazight avec une transcription sans "trahir" la symbolique ancienne, tout en ralliant la jeunesse. Ayant appris dès le jeune âge le "gh", le "th", il faut maintenant les distinguer du Γ et du “t”, etc. : lequel des deux est plus logique? Les exemples ne manquent pas. Comment s’y prendre pour expliquer aux non-linguistes et aux non intellectuels tout ce cafouillage et ces gymnastiques cιrébrales?

Je ne suis pas un spécialiste, mais je ne peux m’empêcher de constater le retard que prend Tamazight en la limitant aux débats "des professionnels de la langue". Étant à la fois un petit connaisseur de la linguistique, mais surtout un locuteur de la langue Tamazight, je ne peux me résoudre à accepter aveuglement tout ce qui provient de spécialistes. Ces derniers mois des associations amazighes pour accepter de distribuer mon futur dictionnaire trilingue : français, tamazight, anglais + tifin’negh , veulent m’imposer comme condition d’utiliser la transcription latine distribuée par l’Inalco. Je tiens d’abord à affirmer que je suis pour la transcription de tamazight en caractères latins, qui représente pour moi le modernisme et la rigueur, malgré quelques insuffisances et tares, surtout pour unifier des différences phonétiques entre parlers de la langue tamazight (les spirantes, les affriquées, les occlusives…). Mais jusqu’à aujourd’hui parmi les multiples polices de caractères latines qui circulent, aucune n’a été validée par les locuteurs, encore moins officialisée par une quelconque institution officielle. Donc malheureusement, le chemin de la standardisation est encore loin et semé "d’embûches". Cependant mon choix des caractères latins, ne me fait pas oublier le tifin’negh, qui sont des caractères de l’identité, de l’historicité et surtout de l’émotivité sentimentale qui me séduisent. Les caractères tifin’negh sont peu "maniables" et présentent beaucoup de difficultés, mais cela n’affecte en rien leur grande valeur affective et sentimentale. Je sais aussi que les partisans du tifin’negh peuvent donner en exemple la survie de l’hébreu. Quant aux caractères arabes qui ornent bien les monuments, je n’y pense même pas, car ils représentent le contraire des caractères latins, donc affiliés à une certaine tradition qui représente l’immobilisme et le repli sur soi, dans un monde en perpétuel évolution. Si j’ai une préférence particulière pour les caractères latins, et que mes arguments même valables pour moi, ne conviennent pas aux autres, cela me donne t-il le droit de condamner les autres arbitrairement? Avez-vous remarqué que la majorité des linguistes qui veulent imposer leurs méthodes et manières de faire habitent hors de Tamazgha (Maghreb)? Moi personnellement, je pense que seule la transcription qui produit le plus, et ce avec des transcriptions proches et faciles à comprendre et assimiler par les locuteurs peut s’imposer. De toute manière, étant à l’étranger, je ne peux que contribuer avec mes maigres moyens et connaissances, car contrairement à certains j’ai compris et je suis conscient que je suis mal placé pour donner des leçons de quelles que cohérences soient-elles pour les locuteurs et ceux qui œuvrent ensemble pour tamazight sur le terrain à Tamazgha.

L’expérience des autres

Le cas de Tamazight est-il unique? Pour nous montrer efficace, pourrions-nous nous référer à l’expérience des autres langues qui ont déjà cheminer sur ce même terrain de la reviviscence et de recherche de transcription? Les exemples ne manquent pas : la langue catalane, la langue turque, etc. Les disputes sévissent depuis trop longtemps. Il est temps de procéder à la codification "définitive", ou nous continuons éternellement à parler et à rédiger chacun dans son propre dialecte régional comme aux temps des colonisations. Certains on le sait sont déjà réticent à jeter les bases d’une langue tamazight pan-Tamazgha (pan-maghrébine). Ils estiment que leur dialecte régional est plus avancé que d’autres. Ils pensent qu’une tamazight pan-Tamazgha est utopique, souvent ils l’a décrivent plutôt comme un "supra-dialecte". Certains empruntent même le chemin dangereux du "purisme", or les emprunts sont non seulement important, mais indispensable à toute langue qui veut vivre. Les emprunts sont à éliminer que s’ils ne sont pas nécessaires ou qu’ils concurrencent des mots et des termes qui existent dans la langue autochtone, en l’occurrence ici tamazight (peu importe l’appartenance de ces mots ou termes à tel ou tel dialecte régional). Ne jamais militer en faveur de telle ou telle transcription, seulement parce qu’elle représente un avantage personnel. La motivation d’un choix doit être collectif, et pour l’intérêt de la collectivité. Les exemples d’autres communautés qui ont l’expérience que nous vivons aujourd’hui, peut nous éclairer et nous orienter, afin de ne pas refaire les mêmes erreurs. Au lieu de s’accuser mutuellement, il est temps "d’accoucher" ce dont nous nous vantons d’être capables. Le débat doit s’orienter sur l’avenir de la langue tamazight, et non sur les orientations idéologiques entre traditionalistes et modernistes ou réformistes. J’ai appris et souvent entendu que pour passer du langage "dialectal oral" à celui de l’écrit, signifie être averti à standardiser "l’écriture".

Les acteurs quotidiens et incontournables de la langue tamazight

Pour dépasser la mentalité du chacun pour soi, la formation de groupe d’amis et éviter l’isolement, il faut être armé non seulement de bonnes intentions mais de principes qui militent en faveur du bien-être de la langue tamazight. Pour ce faire, il y a les linguistes, même si parfois ils dépassent le cadre de leurs compétences, cause de leur solitude. S’ajoutent à ceux-là les militants les plus honnêtes qui ne doivent pas rejeter les compétences des linguistes. Ne pas exclure les poètes, les chanteurs et les écrivains de valeur qui rédigent dans leur "dialectes". C’est à tous ces gens, et non seulement aux linguistes que la tradition s’adresse afin qu’ils formulent des règles, des lois de transcriptions pour former des tournures et des mots anciens ou modernes. À ma connaissance, il en est ainsi pour toutes les langues du monde "petites ou grandes". Tout ce qui n’est pas linguistique, peut-être rattaché à la tradition "orale" de la langue.

Cette tradition "orale" de la langue pour moi est la vrai grammaire de la langue. Il appartient aux locuteurs de continuer à l’utiliser, aux artistes de l’exploiter, aux écrivains de lui donner vie, aux linguiste de la guider, mais surtout à ceux que l’on oublie souvent : les grammairiens de la figer, la stabiliser et la rendre accessible à la grande majorité, à défaut de satisfaire tout le monde. Le temps de travailler en solitaire, ou entre groupe d’amis doit être révolu, et personne ne peut s’en tenir à simplement observer.

Arav Benyounès
Contacter l’auteur :
taralsan@sympatico.ca
Visiter son site Web : http://aravbenyounes.ifrance.com ou http://membres.lycos.fr/aytyuna

Le rôle et la place de chacun

 

Présentation

Profil

  • : Dyhia
  • auresiennekahina
  • : Femme
  • : 12/01/2008
  • : Lyon aurés
  • : culture algérie berbère amazigh touareg
  • : Présidente de l'association Auressienne Kahina Tamazight, pour la promotion de la culture berbère chawie en france et dans les aurès

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