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Les Berbères ou ImazighenLes Berbères ou Imazighen
sont un ensemble d'ethnies autochtones d'Afrique du Nord ayant ou non des points communs entre elles (langues, habillements, coutumes, musiques, organisations sociales, origines ethniques, etc.)
selon l'espace géographique où elles vivent. Dans l'antiquité, les Berbères étaient connus sous les noms de Libyens, Maures, Gétules, Garamantes et Numides. Les plus connus d'entre eux étaient
l'auteur romain Apulée, l'empereur romain Septime Sévère, et saint Augustin.
Le tombeau d’Imedrassen, situé à Batna et datant du début du Moyen Âge, se trouve dans un état de dégradation indescriptible. Les agressions sont diverses. Outre les effets altérant du temps et
ceux liés à la corrosion par les éléments climatiques (le vent, les tempêtes, la neige, la pluie), il y a eu également la main « sauvage » de l’homme, ce pillard des sépultures
anciennes en quête de trésors enfouis. Mais ce qui désole le plus, ce sont les interventions commandées dites techniques et scientifiques et chèrement rémunérée, confiées officiellement à des
entreprises sensées ête référencées et spécialisées dans la réfection des sites historiques. C’est ainsi que les travaux ont été confiés, dans une premier temps, à une entreprise italienne qui
n’a rien trouvé de mieux à faire que de ravaler des pans entiers du tombeau en projetant du béton, le défigurant totalement.
Après ce premier et lamentable échec, les travaux ont été confiés à nouveau à un organisme algérien plutôt spécialisé dans la restauration et l’entretien des casbahs, vestiges relativement
récents et datant de l’époque coloniale turque. Après quelques interventions non concluantes infligées au tombeau, l’organisme a dû se retirer car non professionnel dans la restauration des sites
historiques allant de la préhistoire au Moyen âge qui naturellement nécessite et exige la maîtrise des techniques et connaissances adéquates avec la science architecturale de l’époque.
tombeau Numide
Cet aventurisme hasardeux, aggravé par une inconstance déconcertante révèle toute l’indifférence et la légèreté avec lesquelles sont traitées les riches oeuvres historiques et culturelles de notre pays. Les tutelles, les autorités locales en charge de la mission de restauration, de préservation et d’entretien des sites historiques et préhistoriques semblent nettement désintéressés de cette responsabilité et lui préfèrent de s’engager plutôt sur de gigantesques et budgétivores chantiers folkloriques, au sens aléatoire du terme, pendant qu’aucun chantier culturel ne retient leur attention de devoir.